En juin 2008, l’incendie du centre de rétention administrative de Vincennes (CRA) est à l’origine de cet engagement. Les retenus ont été transférés vers d’autres CRA, en particulier celui de Nîmes, dans des conditions plus que précaires. À l’arrivée, certains ont été libérés et abandonnés dans une ville qu’ils ne connaissaient pas. Différentes associations, dont la Cimade, leur sont venu en aide en cherchant des logements d’urgence. Les paroissiens de l’Église protestante unie « La Fraternité » ont décidé d’en accueillir un ou deux chez eux pour une ou deux nuits. Cet engagement s’est ensuite renforcé et structuré. Le Conseil presbytéral, qui assure une grande partie du financement, a décidé de rédiger une charte qui fixerait des limites et permettrait à l’ensemble des paroissiens de la ville de connaître cette action. L’idée n’était pas de se substituer aux autres associations mais de permettre un accueil d’urgence.
Depuis 2008, l’engagement n’a pas faibli. Il y a eu, entre autres, l’accueil d’Afghans de la jungle de Calais pendant plusieurs mois.
Depuis, les choses ont changé, d’un accueil ponctuel, il est devenu plus permanent. La situation des migrants en France est devenue particulièrement compliquée avec la pression de l’État et la perte de vitesse de certaines associations.
Actuellement, c’est plutôt un accompagnement de personnes qui sont en situation irrégulière, avec peu de perspectives. Ce n’est pas forcément un choix, mais la réalité s’impose à eux…
La charte doit être revue et corrigée pour mieux correspondre aux préoccupations d’aujourd’hui.
