On y retrouve tous les ingrédients de l’Europe tourmentée de l’époque : les guerres de religions, l’Inquisition, la colonisation, la puissance maritime…
Le personnage principal, Izko, est basque. Il rêvait de chasse à la baleine dans les eaux glacées, sur les pas de son père. Pourtant celui-ci l’a confié aux mystérieux inquisiteurs, le vouant au service de l’Église catholique, plutôt qu’à la mer.
Après Lisbonne et Stockholm, Izko part explorer les Indes boréales, où les Suédois le chargent de cartographier les mines d’argent pour financer leurs guerres, en convertissant les Lapons au luthéranisme. Terre moins vierge à l’évangélisation qu’il n’y paraît au départ. Tenu par un terrible chantage, Izko devra frôler mille morts, endurer le cachot, la torture, pour découvrir le secret de ses parents, sonder sa propre culpabilité et enfin choisir son camp, aux côtés des autochtones.
Le cartographe des Indes boréales, Olivier Truc, Métailié, 2019, 624 p., 23 €
