Suzanne de Dietrich, une théologienne pionnière

Suzanne de Dietrich, qui a marqué de son empreinte l'étude biblique, est une de ces femme pionnières au niveau théologique.
@A. Hubert

Suzanne de Dietrich naît en 1891, au sein d’une famille d’industriels, marquée par le luthéranisme social du Ban-de-la-Roche des pasteurs Jean-Frédéric Oberlin et Tommy Fallot. Elle obtient un diplôme d’ingénieure à Lausanne en 1919, dans le but de reprendre les affaires familiales. Au cours de ses études, elle s’engage dans l’Association chrétienne d’étudiants (ACÉ) en développant, en particulier, les études bibliques en petits groupes. De 1929 à 1933, elle est présidente des Éclaireurs unionistes, ce qui lui permettra de mobiliser les différentes associations de jeunesse protestantes, réunies au sein du Comité inter-mouvements (CIM), dans l’aide aux évacués d’Alsace-Moselle, après le début de la Seconde Guerre mondiale, en octobre 1939. Les 16 et 17 septembre 1941, elle fait partie du petit groupe qui rédige les Thèses de Pomeyrol, regroupant des pasteurs et des laïcs. S’inspirant de la Déclaration de Barmen, elles constituent un texte promouvant la résistance à l’idéologie nazie, au nom de la foi chrétienne. Elle fait partie des fondateurs de l’Institut œcuménique de Bossey dès 1946 et des organisateurs de la première Assemblée du Conseil œcuménique des Églises, en charge notamment des études bibliques de cette Assemblée. Elle décède en 1981, à Strasbourg, deux ans après avoir rejoint la Maison des Diaconesses dans cette ville.

 

 

 

 

 

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