Nous parle-t-elle aussi de l’Église universelle, thème de notre dossier ? Oui, dans le sens où la bonne nouvelle du Ressuscité, annoncée par l’Église, dépasse les frontières comme cette lumière franchit les montagnes.
L’Église universelle, qui rassemble tous ceux qui croient en Jésus-Christ, ne connaît pas les limites de nos Églises visibles. Corps du Christ, communion spirituelle entre des frères et des sœurs d’ici et d’ailleurs, elle est au-delà de nos divisions confessionnelles et théologiques. Elle réunit et articule des membres différents mais complémentaires.
Pour autant, l’Église universelle n’est pas un rêve, c’est une réalité qui se vit très concrètement. Au niveau international, dans les relations que les Églises entretiennent entre elles, comme au niveau local, dans les relations œcuméniques ou au sein de chaque communauté. C’est là que l’Église universelle se construit au quotidien, dans le dialogue et dans l’accueil des différences.
De la qualité de ce vécu dépend en grande partie la qualité de notre témoignage. L’Église universelle, si elle est fraternelle, peut être source d’inspiration dans un monde où le multilatéralisme est remis en question et où la guerre semble gagner du terrain. Une réflexion à poursuivre en vue du synode national du mois prochain.
