Victor Adzra, aumônier national © FPF
Pourquoi les aumôneries des établissements sanitaires et médico-sociaux sont-elles regroupées au sein du même service à la FPF ?
C’est parti d’une motivation interne à la FPF comme d’une demande de l’État qui souhaitait avoir un seul interlocuteur pour chacun des six cultes reconnus : catholique, protestant, israélite, musulman, orthodoxe et bouddhiste. C’est ainsi qu’en 2011, la FPF a créé le service AESMS et nommé un aumônier national. Les aumôneries des différentes dénominations protestantes ont alors été fédérées, sans pour autant remettre en cause celles qui étaient structurées au sein de l’Uepal et de l’EPUdF. En revanche, toute nouvelle aumônerie doit désormais être créée selon le cadre, l’organisation et les procédures définis par la FPF.
Quel est le rôle d’un aumônier national ?
Garant de la mission de l’aumônerie protestante, l’aumônier national gère et coordonne le réseau des aumôneries sur l’ensemble du territoire national. Il est l’interlocuteur du ministère de la Santé à travers la Direction générale de l’offre de soins (DGOS). Avec la Commission nationale d’accompagnement, il porte la réflexion, assure la formation, la veille éthique et juridique dans le milieu sanitaire et médico-social, ainsi que la représentation dans les réseaux européens et internationaux d’aumônerie. Au bout de la procédure de recrutement, c’est lui qui délivre l’agrément indispensable pour être aumônier. Sur le plan pastoral, c’est l’aumônier à l’écoute des aumôniers.
Et quelle est la mission de la Commission nationale d’accompagnement ?
La Commission nationale d’accompagnement, dont la présidente actuelle est le Dr Béatrice Birmelé, est en soutien à l’aumônier national. Sa mission est d’accompagner le service AESMS dans le suivi et la réalisation de ses projets. Composée en majorité de professionnels du sanitaire et du médico-social, elle apporte et porte une vision globale sur les différents sujets liés à l’éthique, la spiritualité, le système de santé, etc. Pour une meilleure prise en soin globale des personnes.
Comment l’aumônerie est-elle organisée au niveau régional ?
Le niveau régional est calqué sur l’organisation administrative nationale, même si nous avons regroupé certaines régions : nos huit référents régionaux, majoritairement des professionnels de la santé et du médico-social, sont les interlocuteurs des agences régionales de santé (ARS). Leur rôle est de coordonner, structurer et animer les aumôneries au niveau des régions. Avec l’aide d’une commission, ils œuvrent à l’ouverture et au pourvoi des postes, à l’accompagnement des aumôniers et des commissions locales d’aumônerie.
Et au niveau local ?
Tout projet d’aumônerie doit s’inscrire dans une démarche fédérative. Il est même souhaité qu’il soit adossé à un pôle fédératif, là où il y en a un. Le point de départ, pour une démarche consensuelle, est d’entrer en dialogue avec les différentes Églises protestantes du secteur pour la mise en place d’une commission locale d’accompagnement de l’aumônerie (CLA). Constituée par un ou deux représentants de chacune des Églises, la CLA a pour mission de mettre en place et d’accompagner l’aumônerie locale.
Comment l’aumônier est-il ensuite recruté ?
À partir d’une fiche de poste, la CLA discerne qui pourrait être le futur aumônier. Son profil est présenté au référent régional en vue d’un entretien avant que la demande soit portée au niveau national pour agrément. Afin de s’assurer de ses aptitudes, de ses compétences et de ses connaissances, le candidat rencontre le Groupe d’examen de candidatures (GEC). Avant cette étape nous proposons aux candidats un temps de stage sur le terrain auprès d’un aumônier. Ils bénéficient ensuite d’un soutien pour passer le diplôme d’université de Strasbourg.
