Communiquer, c’est compter sur Dieu

Noémie Duval et Agnès Kaufmann sont jeunes, parisiennes, paroissiennes de l’Église protestante du Marais. Elles sont toutes les deux graphistes, Agnès est étudiante en théologie. Nous sommes à Arvert, mi-mars, pour une journée de formation des conseillers presbytéraux de Charente-Maritime. Le décor est planté.

Démarrons avec un petit Ice breaker, traduisez briseur de glace : un petit papier sur lequel chacun se définit et part à la recherche de l’autre. Êtes-vous celui qui aime jardiner, celui pour qui la peinture est sa seconde nature, celui qui aime les astres, celle qui aime réunir sa famille ? C’est amusant, et instructif aussi. L’un se définit par une passion, un autre par un poème, une troisième par son travail. Aucune communication n’est neutre, elle part du vécu de chacun.

 

De gauche à droite : le pasteur Olivier Déaux, Noémie Duval
et Agnès Kaufmann © Patrick Balas

Vous connaissez le principe : un émetteur, un récepteur et entre les deux, un canal. L’émetteur, c’est nous, l’Église. Pas si simple : cela peut être l’Église protestante unie, l’Église réformée, l’association cultuelle, le temple… Mettons-nous d’accord sur le nom une bonne fois pour toutes !

 

Le récepteur, ce sont les paroissiens ou les habitants de la ville, ou les touristes… Oui, mais qui vise-t-on ? Deux stratégies : se centrer sur les points forts (les personnes déjà là) ou s’attaquer aux points faibles (les jeunes familles qu’on ne voit pas) et ensuite adapter la communication à la cible.

 

Passons au message. Il faut réfléchir à un axe de communication privilégiée, une vision d’avenir. Noémie, la savoyarde, nous conseille de prendre le pas de montagne, c’est-à-dire de marcher sans précipitation afin de pouvoir respirer, parler à son voisin. Choisissons la vision qui nous met en marche et tenons-nous-y. Cela évitera d’aller dans tous les sens.

 

Dans la communication interne, on repère trois pôles importants : communiquer sur la vision, communiquer sur les événements, communiquer sur l’organisation. Et un conseil : toujours privilégier l’humain. 80 % de de la communication passe dans le non-verbal !

 

Et pour la communication externe, attention à deux écueils : se survendre, se mésestimer. Il faut « coller » à ce qu’on est.

 

Dans l’atelier « flyer », nous apprenons la règle des six W : les why, what, who, how, when et where, afin de ne rien oublier. Et nous nous initions aux techniques de graphisme : hiérarchisation des informations, équilibre texte/image, simplicité, efficacité.

 

Alors, allons-nous devenir des pros de la Com’ ? Je ne le pense pas. Mais ayons conscience que communiquer, ce n’est pas la forme sans le contenu. Communiquer notre vision, c’est évangéliser, tout simplement.

 

Alors utilisons nos méninges et les outils que nous avons – Noémie et Agnès nous en ont fourni beaucoup – et… au travail !

 

 

 

 

 

#Actualité

NEWSLETTER

Pour aller plus loin

Relève 24-28 – témoignage de jeune conseillère
Centre-Alpes-Rhône
Relève 24-28 – témoignage de jeune conseillère
« Voudrais-tu faire partie du conseil presbytéral ? »
Relève 24-28 – salade de fruits, jolie, jolie…
Centre-Alpes-Rhône
Relève 24-28 – salade de fruits, jolie, jolie…
Charlotte Gérard, pasteure de Genevois-Giffre, nous propose ce petit texte pour encourager les conseiller·e·s !
La « Diocésaine de Gironde »
Sud-Ouest
La « Diocésaine de Gironde »
Voilà une formulation qui évoque de façon technique le contentieux d’une association de l’évêché catholique de Bordeaux, dans le contexte de l’application de la loi du 9 décembre 1905 portant séparation des Églises et de l’État.
Une histoire protestante
Béarn - Pays de l'adour
Une histoire protestante
Pyrénéisme
Luc-Olivier Bosset, secrétaire national évangélisation-formation
Actualité
Luc-Olivier Bosset, secrétaire national évangélisation-formation
Rencontre avec le nouveau secrétaire national à l’évangélisation : son parcours, son poste, ses projets.
Vivre le temps de carême
Actualité
Vivre le temps de carême
Cette année le temps de carême tombe en même temps que le ramadan. J’ai entendu dire que le ramadan, bien présent en France, fait réfléchir les chrétiens (autant catholiques que protestants) à leurs pratiques spirituelles.
Préserver l’éthique et la liberté de conscience
Bordeaux
Préserver l’éthique et la liberté de conscience
Vie de l'Eglise
Une décennie mondiale pour la justice climatique, pour quoi faire ?
Actualité
Une décennie mondiale pour la justice climatique, pour quoi faire ?
Face aux effets amplificateurs des évolutions climatiques sur les injustices, le Conseil œcuménique des Églises invite à s’engager collectivement.
À la découverte des évangéliques
Actualité
À la découverte des évangéliques
Pour la journée annuelle de formation pastorale œcuménique, le 22 janvier 2026 à Trévenans, ce sont les Églises évangéliques qui ont retenu l’attention des pasteurs, prêtres, diacres, membres des groupes œcuméniques et autres acteurs ecclésiaux. Jean-René Bruandet, pasteur de la Cepe (Communion d’Églises protestantes évangéliques) à Besançon, était l’intervenant de cette matinée. Il nous a dit quelques mots de son parcours : issu d’une famille catholique non pratiquante, scolarisé dans une école catholique, il a découvert Jésus-Christ dans des rencontres d’évangéliques.