Le ministère pastoral se réinvente constamment. Héritier d’un modèle issu du XVIe siècle, il s’inscrit dans un double mouvement de rupture et de continuité. La rupture s’explique par l’évolution du monde : la société, l’environnement, l’Église, la compréhension de l’individu et de la Bible ont changé. La continuité se comprend par l’identité même du protestantisme : la place centrale du culte dans la communauté, la Bible au fondement de la foi, l’appel du Christ, l’Église comme communion des chercheurs de Dieu demeurent ses piliers. Dans la société contemporaine largement sécularisée, le pasteur apparaît d’abord comme un humain, avec ses fragilités et ses limites. Le modèle du pastorat féminin est venu bousculer l’idéal du pasteur masculin d’autrefois. De nos jours, dans son quotidien, le pasteur occupe un triple rôle : écoutant, communiquant et animateur, le tout en gardant au cœur sa fonction première, celle de témoigner de la Bonne Nouvelle de l’Évangile.
Jérôme Cottin, professeur de théologie pratique de la faculté de théologie protestante de l’Unistra, et Daniel Boessenbacher, président de l’Association des Pasteurs d’Alsace-Lorraine, évoquent ces évolutions du rôle du pasteur, tant au sein de sa communauté qu’à l’échelle plus large de la société.
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