Né dans une famille protestante d’industriels du textile du nord de la France, il a connu l’occupation de sa ville pendant la 1re Guerre mondiale et l’évacuation vers la Belgique. Il en est revenu résolument pacifique. Après des études de théologie et un séjour à New York, l’expérience du Christianisme social dans le Nord ouvrier, il est nommé dans une petite bourgade : Le Chambon-sur-Lignon.
Ce livre a le mérite de faire connaître une histoire peu connue. C’est aussi le récit des confrontations théologiques de l’entre-deux-guerres, le Christianisme social, le pacifisme, le barthisme, le Réveil et le pentecôtisme.
Cependant, la personnalité entière de l’auteur et ses jugements à l’emporte-pièce nuisent à une lecture paisible. On le sent mal dans sa peau, incompris, mais aussi totalement engagé dans un pacifisme militant et l’accueil des juifs sur le Plateau.

Mémoires, André Trocmé, Labor et Fides, 2020, 608 p., 29 €.
