Jean-Pierre Julian au salon du livre de Dijon
Qui êtes-vous ?
Je suis né à Nîmes en 1961. Mon livre de chevet à partir de 16 ans était Le Capital de Karl Marx. À l’âge de 18 ans je suis allé faire des études à Montpellier. Puis j’ai fait du théâtre pendant dix ans. J’ai découvert le protestantisme à l’âge de 28 ans. Je n’avais aucune culture chrétienne. J’ai épousé Magali, qui m’a permis au fil du temps de bien comprendre la culture réformée. De notre union sont nés Samuel en 1998 et Étienne en 2002. J’ai fait mes études de théologie à Montpellier puis à Paris puis mon stage pratique à l’Église du Luxembourg à Paris. J’ai été pasteur à Montargis-Chatillon Coligny pendant cinq ans ; à Montauban, Albefeuille Lagarde, Meauzac, Moissac pendant neuf ans ; à Montpellier au temple de la rue de Maguelone pendant huit ans. J’ai assuré la présidence du conseil régional en Cévennes-Languedoc-Roussillon également pendant huit ans. Actuellement, je suis pasteur à Clermont l’Hérault/Saint Pargoire – Lamalou-les-bains.
Pour (-) quoi écrivez-vous ?
Depuis l’âge de 15,16 ans j’aime écrire des poèmes, des réflexions. Mettre sur une feuille blanche puis sur un écran d’ordinateur ce qui me passe par la tête, le relire, le retravailler puis le supprimer et repartir de zéro. Les conseils de mon beau père, Jean-Claude Almalric, et de mon épouse Magali, tous deux universitaires, puis mes études de théologie m’ont appris l’esprit de synthèse et le poids des mots. J’ai beaucoup apprécié le professeur André Gounelle pour son esprit de clarté. Comme j’ai beaucoup appris du professeur, pasteur et ermite Daniel Bourguet sur l’importance en théologie des prépositions, qui en disent plus que ce que nous imaginons. Aujourd’hui, j’arrive au terme de mon ministère pastoral. J’ai encore, si la santé le permet, quatre à cinq ans de ministère. Le besoin de transmettre quelque chose se fait plus fort au fil du temps. Même si nous ne sommes pas là pour nous faire un nom, nous devons témoigner du seul nom qui libère et sauve : le Seigneur Jésus. Dans mon cœur a grandi l’idée qu’il serait intéressant pour celles et ceux qui ont la foi ou qui s’intéressent à la foi chrétienne de plonger dans la profondeur de cette intériorité qui nous caractérise tous.
Quelle est l’histoire de ce livre ?
Ce livre est le résultat d’un parcours spirituel et d’une prise de conscience que notre monde a basculé de l’univers de l’écrit dans l’univers de l’image. L’image est devenue omniprésente dans nos maisons, nos voitures, nos portables, sur nos lunettes. La révolution numérique imite de plus en plus parfaitement le réel, nos images, nos voix, nos démarches, nos dialogues. L’intelligence générative supplante nos capacités de synthèse, d’information, de réflexion, de rapidité. Il devient délicat de distinguer ce qui est vrai ou faux.
Ce livre, que je pense inspiré, me dépasse dans sa réflexion et dans les images proposées, place un individu devant Dieu qui est Parole de vie, d’amour, de bonté, de vérité, de justice. Cet individu plonge en lui-même et part à la recherche de Celui qui, un jour, l’a appelé, l’a réveillé, l’a mis sur pied. Car cet individu considérait qu’il n’existait pas de dieu, que toutes ces bondieuseries étaient des béquilles pour les faibles, des idéologies et l’opium du peuple pour les maîtres du monde. Cet individu à été rencontré par cette Parole de vie qui est puissance et amour. Il est, depuis lors, en chemin vers cette Parole. Il pose des questions, il s’interroge. Le lecteur est placé dans cette même quête s’il veut bien plonger à son tour dans trois univers : celui de la grotte, celui de la maison et celui de la plage. Ils sont une autre manière de décrire trois notions bibliques que sont le cœur, l’âme et la force. Tout cela nous entraîne dans les profondeurs de notre intériorité tout en questionnant notre rapport intime avec cette Parole de vie.
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