
L’important pour les communautés est de ne pas faire des questions administratives et de gestion le centre de la vie d’Église, même si elles peuvent devenir une charge mentale conséquente. La vie communautaire ne doit bien évidemment pas se limiter à cela. Et en écrivant, je réalise la terminologie utilisée : la vie communautaire, comme si l’Église se limitait à une communauté définie, limitée par un territoire, le port d’une croix huguenote ou je ne sais quoi encore.
Avec ce dossier sur l’Église universelle, nous nous invitons à faire un pas de côté, à ouvrir notre horizon, à sortir de notre entre-soi. L’Église universelle, nous nous l’imaginons souvent comme très lointaine, cette Église avec laquelle nous sommes en lien grâce, en particulier, au Défap. Mais l’Église universelle c’est une communauté qui n’a pas de commencement, pas de fin, qui n’a pas de frontière, qui commence ici, dans ma ville, avec des frères et sœurs inattendus, et qui se poursuit au-delà avec des rencontres bouleversantes, tout aussi inattendues.
Sortir de notre zone de confort, accepter d’aller à la rencontre, de se laisser rencontrer est aujourd’hui une nécessité.
Je vous invite à porter une attention particulière aux chroniques du Cahier 2, si elles annoncent les activités habituelles d’une Église locale, elles peuvent être sources d’inspiration pour sortir des murs de nos temples, comme avec cette initiative de l’Église de Romans-sur-Isère qui est partie en visite apprenante à Marseille. Nous avons tant à nous apprendre !
Bonne lecture et bonnes découvertes.
