Pour nous, protestants, la solidarité n’est ni une option morale, ni une simple philanthropie de bonne conscience. Elle plonge ses racines dans notre compréhension de la Grâce. Parce que nous avons reçu gratuitement, nous sommes libérés de l’obsession de « mériter » et devenons capables de donner, à notre tour, sans rien attendre.
La solidarité chrétienne n’est pas un sentiment tiède ; c’est une décision de justice. Dans un monde qui tend à se replier sur des identités frileuses, la Réforme nous enseigne la responsabilité du « sacerdoce universel ». Nous sommes tous, là où nous sommes posés, les gardiens de nos frères et sœurs.
Que ce mois de juin soit pour chacun de nous l’occasion de traduire notre foi en gestes concrets. Ne nous lassons pas de faire le bien, car c’est dans le service du plus petit que nous rencontrons, chaque jour, le Christ en chemin.
