Cette année, dans notre monde, la menace de la guerre est particulièrement forte, elle est à nos portes, elle fait vivre déjà de la violence sur plusieurs pays, elle nous impacte de plus en plus dans notre quotidien, et pas seulement avec le coût du carburant. Je vous invite à être en prière pour le Moyen-Orient qui s’embrase et j’aimerais repartager avec vous les mots du pasteur Mathieu Busch, directeur de l’Action chrétienne en Orient, qui a des liens avec les Églises chrétiennes de cette région :
« Nous voulons porter dans la prière toutes les personnes qui subissent la violence de ce nouveau conflit et qui craignent pour leur vie et celles de leurs proches. Nous avons des partenaires, des relations, des frères et sœurs en Christ dans différents pays du Moyen-Orient qui sont directement concernés par la situation : confinement à la maison, arrêt du travail et de l’école, mise à l’abri dans des refuges pour celles et ceux qui ont cette possibilité, fuite hors de leurs foyers pour d’autres. De Téhéran à Ourmia en Iran, de Beyrouth à Jérusalem, nous avons les échos de celles et ceux qui éprouvent ce conflit aux conséquences imprévisibles et qui nous demandent de prier et d’œuvrer pour une paix fondée sur la justice et le droit, à l’opposée d’une “pacification ” fondée sur la force et la domination unilatérale. Au lieu de prier uniquement pour nos dirigeants préférés ou les résultats souhaités, nous sommes appelés à intercéder pour tous ceux qui souffrent et pour la sagesse de ceux qui détiennent l’autorité. Par-dessus tout, les chrétiens ne doivent pas perdre leur compassion. L’appel de Jésus à aimer ses ennemis, à bénir plutôt qu’à maudire et à rechercher la paix doit continuer à nous engager, même et surtout en temps de guerre. »
Il est toujours nécessaire de nous souvenir, grâce à Pâques, année après année, que l’espérance de la paix, de la lumière après les ténèbres, de la compassion, est toujours une réalité et un horizon. Les « fruits » de la résurrection, Jésus non plus ne les a pas perçus de suite, il a d’abord été dans la souffrance, la séparation avec les disciples, la fin d’un ministère avant de revenir auprès d’eux ressuscité, et de cette résurrection est née l’Église. Nous aussi, nous pouvons avoir confiance sur le fait que la paix, le droit, la justice vont revenir dans notre monde torturé. Mais nous pouvons aussi prier et agir pour cela, à notre mesure.
