Le sud de l’Italie et ses surprenantes découvertes

L’association ET SI… a fait ses valises à l’automne dernier, direction le sud de l’Italie. Deux participantes racontent leur voyage.

La première étape de notre périple était consacrée à Naples, lieu magique où les couleurs, les saveurs, les parfums, la culture et l’histoire se conjuguent dans un cocktail merveilleux de découverte, de bruissement, de joie et de divertissement. Naples, dominée par le Vésuve, fait face à un golfe splendide dont la beauté est la source d’inspiration de nombre d’artistes.

 

Une rue de Naples

Le charme de ses paysages, ses îles merveilleuses posées comme des joyaux sur les eaux couleur azur de la Méditerranée, l’enthousiasme bruyant de sa population, sont autant d’éléments qui ouvrent les portes sur un monde qui respire la joie de vivre ; un monde dont les chants traditionnels réputés et la gastronomie riche en goûts ne pâliront jamais. La visite de la ville commencée par le musée archéologique, splendide et si riche, s’est poursuivie par la visite monumentale de la ville.

 

Un mythe qui résiste au temps

 

Nous ne pouvions pas éviter l’île de Capri et ses paysages d’une beauté sauvage, sculptée par le vent, la mer et marquée à l’empreinte du génie humain. L’île à la côte raide et très découpée, connue surtout pour ses faraglioni (rochers émergeant de la mer) et ses nombreuses grottes créant des jeux de lumières magnifiques. La grotte la plus célèbre est la grotte bleue, liée à l’histoire touristique de Capri, un mythe qui résiste au temps et qui est depuis toujours la destination préférée des voyageurs, des intellectuels et les personnages de la jet set internationale qui se rencontrent, à toutes les heures, sur la mythique piazzetta (petite place), qui est le centre de la dolce vita de l’île.

 

Autre lieu, autre atmosphère ; il existe un seul lieu au monde où il est possible de revivre l’atmosphère de la vie quotidienne de Rome antique. Il s’agit de Pompéi, la ville submergée par l’éruption du Vésuve il y a près de deux mille ans ; le temps semble s’être arrêté.

 

Il s’agit d’un lieu capable d’exercer la fascination de l’Antique et un témoignage émouvant du passé. En 62 après J.-C., Pompéi fut partiellement détruite par un tremblement de terre. Pendant sa reconstruction, le 24 août 79 après J.-C., à cause de l’éruption du Vésuve, une partie de la ville et les villas suburbaines furent enterrées par une épaisse couche de pierres, cendres et lapillis, contrairement à ce qui arriva à Herculanum, disparue sous la boue volcanique.

 

Notre visite a débuté par le « cimetière » à ciel ouvert : les corps retrouvés dans la gaine de lave, exposés sous une verrière ; les émotions ne manquent pas ; puis par les fouilles récentes, notamment le grand amphithéâtre, la grande palestre, la maison de Julia Félix dont nous avions admiré la mosaïque au musée archéologique de Naples.

 

Des maisons au toit pointu

 

L’Italie du sud, ce ne sont pas seulement les ruines célèbres et les îles paradisiaques comme Capri, c’est aussi la plaine des Pouilles que les Italiens nomment « la Pouille ». Alors que ce mot pourrait évoquer une terre brûlée de soleil, à la végétation rare, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir des champs et des prairies souvent verdoyantes, entourés de murs de pierres sèches parfaitement entretenus, et bien sûr, Italie oblige, des hectares de vignes et d’oliveraies ! Notre surprise fut aussi grande de découvrir à Alberobello d’étranges demeures en pierres sèches aux toits pointus : les trulli. Ces maisons servaient autrefois d’habitations à une population dominée par un tyran local qui obligeait ses paysans à détruire leurs habitations pour être moins taxés lorsque les envoyés royaux venaient collecter les impôts ! Les trulli hébergent maintenant des petits commerces.

 

Les trulli d’Alberobello

Généralement les trulli sont considérés comme des unités modulaires : les espaces intérieurs sont distribués autour de l’espace central. L’épaisseur des murs et la quasi-totale absence de fenêtres assurent un équilibre thermique optimal, de la chaleur en hiver et du frais en été. Le toit se compose d’une pseudo-coupole composée de couches calcaires horizontales positionnées selon des séries concentriques qui deviennent de plus en plus petites. Les trulli sont un exemple unique de construction ancienne ayant survécu au temps et utilisée encore de nos jours.

 

Des grottes comme lieu d’habitation

 

Visiter Matera, c’est comme retourner dans un passé oublié. Lorsqu’on découvre cette charmante petite ville de Basilicate, on a la sensation de mettre les pieds dans une crèche vivante. Ce n’est pas un hasard si Matera est aussi appelée la « deuxième Bethlehem ». Elle a été le décor de films comme « La Passion du Christ » de Mel Gibson et L’Évangile selon saint Matthieu de Pier Paolo Pasolini. Dans les années cinquante, la population qui vivait dans les grottes creusées dans la montagne fut contrainte d’abandonner les maisons pour s’installer dans des quartiers modernes. Personne n’aurait pensé que ces grottes, les sassi (habitats creusés dans le rocher), allaient devenir le symbole d’une ville en renaissance. En 1993, l’Unesco a inscrit les sassi de Matera sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité. Les sassi sont reconnus comme un modèle de vie en parfaite harmonie avec l’environnement, s’intégrant dans celui-ci tout en exploitant ses ressources, sans l’altérer.

 

Matera

La roche environnante de Matera est appelée « calcarénite » par les géologues ; il s’agit du tuf bien connu sur les bords de la Loire. Le matériau friable et adaptable est fourni en grande quantité par les montagnes surplombant la ville, et pour les gens de Matera cela semblait tout à fait normal d’aller en-haut de la montagne et de creuser directement dans la roche pour construire leur maison. Aujourd’hui, les sassi sont occupés par des hôtels de luxe en construction ou par des personnes d’un haut niveau social.

 

Une visite à l’Église vaudoise

 

De retour à Naples, nous visitons les ruines d’Herculanum et gravissons les pentes du Vésuve qui, s’il n’est plus en activité, fume et crache toujours de la vapeur sulfureuse.

 

Que dire de plus si ce n’est les valises de Jacqueline et Christian restées en souffrance à Barletta, la baignoire spa de Jean-Louis, la chanson de Bernard, la chute de Jeanine sur le Vésuve, le bain dans la piscine de François, les compétences de notre accompagnatrice Erminia, du chauffeur Habib (qui a conduit remarquablement sur les routes défoncées), de notre président Bernard et notre secrétaire Denise ; ils nous laisseront des souvenirs très heureux.

 

Mais toutes ces visites touristiques ne doivent pas faire oublier un des buts du voyage : faire connaissance avec l’Église vaudoise. Grâce à la conférence remarquable d’un membre du groupe, nous avons appris énormément sur l’épopée du fondateur de cette communauté, Pierre Valdo, sur leur théologie au XIIe siècle et sur leurs œuvres actuelles Agapé et Riesi. Nous avons aussi participé au culte en français de la petite communauté de Bari, mais nous n’avons malheureusement pas pu avoir un moment d’échanges avec ses membres.

 

Faire un voyage ET SI, c’est aussi méditer sur les pensées du jour lues par un participant auxquelles s’ajoute une histoire comique. Les soirées peuvent aussi s’achever par une lecture biblique et le chant de cantiques. Au fait, pourquoi ET SI ? E pour écriture, T pour tolérance, S pour solidarité et I pour Imagination. Et si… vous aussi vous vous inscriviez pour un futur voyage ?

 

 

 

 

 

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