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Après des retrouvailles joyeuses, le culte bilingue d’ouverture a permis, à travers la prédication de l’inspecteur ecclésiastique Laza Nomenjanahary, de méditer sur le Psaume 121, véritable fil rouge du week-end. À l’apport théorique le samedi matin sur le rôle social joué par les Églises dans la société allemande ont succédé des découvertes pratiques l’après-midi, avec pour seule frustration que chacun devait choisir un seul lieu. Un groupe a pu visiter la Bahnhofsmission (« mission à la gare »), petit espace à la gare centrale qui accueille environ 900 personnes par jour, en 25 langues, pour distribuer de la nourriture, offrir une écoute, un soutien psychologique ou spirituel. Au-delà des horaires d’ouverture, sept jours sur sept, une personne est joignable en cas d’urgence et des femmes sans abri y trouvent refuge pour la nuit.
Aider, témoigner et transmettre au nom de sa foi
D’un tout autre genre sont les défis relevés par le Centre protestant des migrants : car il cible des familles installées à Munich depuis une, deux, voire trois générations, et dont l’intégration ne semble toujours pas gagnée. Ses actions visent à combattre le racisme, éduquer à la bienveillance et au respect mutuel à travers des cours de langue, des fêtes et expositions, et une bibliothèque autogérée. Dans ce lieu, comme également au magasin solidaire Diakonia, immense machine dont nous avons pu découvrir les coulisses, à la Münchner Insel (« l’îlot de secours ») et au centre de jeunes, le témoignage de la foi a su trouver des chemins détournés pour éviter tout soupçon de prosélytisme incompatible avec les financements publics. À la Münchner Insel, une équipe interdisciplinaire incluant des pasteurs conseille et aiguille des personnes confrontées à des crises personnelles. Au centre pour la jeunesse, qui fait office de centre aéré pour 150 enfants, le protestantisme est vécu à travers des valeurs que les responsables s’efforcent de transmettre à la jeune génération.
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C’est au centre pour la jeunesse que quelques adultes ont retrouvé les jeunes – françaises et allemands – qui avaient sillonné Munich en équipes durant la matinée : un photo walk les avait invités à regarder de près, et prendre en photo, non seulement les beautés de la ville, mais également les indices de situations précaires, de besoins d’aide, et de solutions proposées. Après la soirée conviviale avec ses chants et danses, qui se terminent immanquablement dans une joyeuse confusion, la nuit fut courte avant de retrouver les paroisses jumelles pour le culte dominical, puis de faire nos adieux aux sœurs et frères de Munich. Les liens entre protestants franciliens, qui parfois attendaient ce voyage pour faire connaissance, ont encore eu quelques heures de voyage pour s’approfondir. Maintenant, le cap est mis sur l’édition 2027 : rendez-vous à Paris du 23 au 25 avril.
