Seigneur, nous te rendons grâce :
© Janosch Diggelmann
Pour les ailes azurées du geai prenant son envol,
Pour les tilleuls en fleurs et les reines-des-prés,
Pour l’abeille d’or butinant les calices sucrés,
Pour la lyre joyeuse du vif rossignol,
Pour l’herbe que tu abreuves d’une fine ondée,
Pour le manteau d’hermine sur les hautes futaies.
En toutes ces choses se cachent des reflets voilés,
miroirs de temps révolus, d’un paradis perdu.
Tu sauvegardas l’Éden et en possèdes la clé,
et tes promesses ne seront jamais feuilles fanées.
Et, guidés par l’étoile éclatante du matin,
nous voguons du présent agité vers d’autres rivages,
vers verts pâturages, promesse de jours plus sages.
Alors le chaos ne sera plus que souvenirs lointains.
Nous accosterons en terre nouvelle et en cieux nouveaux,
où le loup paîtra aux côtés de l’agneau,
et parmi les humains ta tente sera plantée.
Alors Tu te révéleras :
Dieu de réconciliation : Créateur et création :
l’Alpha et l’Oméga.
