La communion

Cela commence par une scène de violence dans un centre de détention pour jeunes délinquants et cela se termine de la même façon. Entre les deux, une parabole. Un jeune repris de justice, Daniel, envoyé à l’autre bout de la Pologne pour travailler dans une menuiserie, se fait passer à son corps défendant pour prêtre (il fallait au pied levé remplacer le vrai, en cure de désintoxication). Le cas n’est pas unique, car, dans la très catholique Pologne, de telles situations ont été rapportées.

Daniel, poussé par « l’assistante du curé », prend donc les habits du prêtre en imitant l’aumônier qu’il a connu en prison et qui lui faisait confiance. On assiste alors à un numéro de messe « autrement » où il pleut de l’eau bénite, de sermons qui touchent les paroissiens, de confessions « autrement » où les pénitences ne sont pas des Ave et des Pater, mais se révèlent avoir du sens, d’inauguration avec bénédiction de bâtiment industriel « autrement », où le jeune prêtre charismatique arrive à faire s’agenouiller dans la boue les notables de la ville… Au milieu de tout cela, Daniel parvient à dénouer une enquête sur la mort, dans un accident de voiture, de sept jeunes du village et du « chauffard », quand les langues se délient grâce à la confiance qu’inspire ce jeune usurpateur et néanmoins prêtre, au sens du sacerdoce universel.

 

Ce n’est pas l’Église qui en prend un coup, ce sont les « vrais faux chrétiens face au faux vrai prêtre » (bon mot emprunté à Guillemette Odicimo dans Télérama). Tout se termine par un « pardon » dans les rues du village et une absolution collective. La femme du bouc émissaire, le chauffard, va rejoindre la communauté et les parents des jeunes, pas si propres que cela, vont accepter le pardon. Daniel, qui avait compris la cupidité du patron de la menuiserie – lequel emploie de jeunes délinquants sans doute pour pas cher –, va être livré par celui-ci. Après cette parenthèse bucolique et sacrée, le jeune homme repart à la ville et retourne à la dure réalité d’un monde violent.

 

 

 

 

Un film de Jan Komasa. Sortie en France : mars 2020, 1 h 55.

 

 

 

 

 

 

 

#Culture

Nos titres

Échanges
Ensemble
Le Cep
Le nouveau messager
N°446 - juin 2020
Le Protestant de l'Ouest
Le Ralliement
Liens protestants
Paroles protestantes Est-Montbéliard
Paroles protestantes Paris
Réveil

6 méditations du Carême 2026 sur l’Évangile de Luc, diffusées sur France Culture chaque dimanche de Carême

Pour aller plus loin

Docufiction : La fuite des huguenots
Tv & radio
Docufiction : La fuite des huguenots
Le docufiction "La Fuite des huguenots" (2018) retrace les années d'exil qui suivirent la révocation de l'édit de Nantes. Il est de nouveau disponible, en rediffusion jusqu'au 26 juillet 2026 sur les plateformes de la chaine ARTE.
Vivre et penser la foi : La musique protestante
Paris
Vivre et penser la foi : La musique protestante
À la suite de Martin Luther, auteur et compositeur de cantiques, toutes les dénominations issues de la Réforme chantent avec force et constance, chaque courant et chaque époque de l’histoire du protestantisme mettant en cantiques sa sensibilité propre. Trois conférences accompagnées de musique proposent de découvrir l’histoire mal connue de trois répertoires pourtant couramment pratiqués dans nos cultes.
Canne : Le prix du jury œcuménique 2026
Cannes
Canne : Le prix du jury œcuménique 2026
Du 12 au 23 mai 2026 aura lieu la 79e édition du Festival de Cannes. L’un des films de la sélection officielle recevra un prix au regard particulier, celui du jury œcuménique.
L’Ascension du Christ sous le signe d’une bénédiction
Dijon
L’Ascension du Christ sous le signe d’une bénédiction
Pâques et la résurrection nous ouvrent à la dimension de notre vie qui est plus forte que la mort. Puis quarante jours après Pâques, nous fêtons l’Ascension, où nous sommes invités à nous rendre responsables d’agir en disciple du Christ en ce monde, avec la force que Dieu nous donne. Dix jours après, nous célébrons la fête de Pentecôte, celle du don de l’Esprit saint. En ce temps de l’année liturgique, nous souhaitons vous présenter une œuvre d’art, à découvrir à Dijon et en lien avec la fête de l’Ascension.
Le Foyer de l’Âme : « ici, on enseigne l’humanité »
Histoire
Le Foyer de l’Âme : « ici, on enseigne l’humanité »
C’est avec cette formule aussi riche de sens qu’annonciatrice d’un lieu de grand bouillonnement intellectuel, que nous sommes accueillis lorsque nous pénétrons dans ce temple parisien, haut lieu du libéralisme.
Les cheveux d’Édith
Culture
Les cheveux d’Édith
La mention spéciale 2026 du jury œcuménique de la BD a été décernée à cette bande dessinée. Elle romance douze jours dans la vie de l’hôtel Lutetia, à Paris, et dans celle du jeune Louis en pleine préparation de son baccalauréat, en 1945.
Rencontre avec Jérémie Claeys
Médias
Rencontre avec Jérémie Claeys
De l’illustration au podcast, Jérémie Claeys a fait de l’audio un lieu d’écoute au long cours. Créateur de « Sens Créatif », il a lancé « Hérétique ? » en indépendant et « Protestantes ! » avec Regards protestants, et produit plusieurs séries.
Dufay – Plousiadenos – Chrysaphes
Culture
Dufay – Plousiadenos – Chrysaphes
C’est autour d’un épisode douloureux de la vie de l’Église que l’Ensemble Irini de Lila Hajosi a construit le programme de ce CD.
A hum of maybe
Culture
A hum of maybe
Le compositeur berlinois Apparat a conçu ce nouvel album comme un voyage destiné à être écouté d’un bout à l’autre sans interruption.