© DR
Le célèbre hôtel est provisoirement transformé en centre d’accueil pour rescapés des camps de la mort nazis. Louis s’y est engagé comme bénévole d’accueil. Il va faire la connaissance d’une jeune fille de son âge, juive, orpheline, seule, hantée par ses cauchemars qui à tout instant la ramènent à des scènes déchirantes… malgré la réalité présente où des gens de bonne volonté tentent de l’aider à retrouver le goût de vivre.
Un dessin remarquablement maîtrisé – où les teintes grises des scènes de mort alternent avec les sépias intimes des intérieurs et la clarté des traversées de Paris – sert une narration qui entremêle plusieurs destinées. Le courage des uns, l’égoïsme, les tâtonnements, le dévouement plus ou moins maladroit des autres, croisent l’horreur impossible à partager des survivants.
Les cheveux d’Édith, Fabienne Blanchut, Catherine Locandro et Dawid, Dargaud, 2025, 160 p., 22,95 €
