Christophe Zimmerlin, responsable éditorial de Présence protestante
Ainsi, la production et la diffusion des émissions religieuses du dimanche matin est inscrite au cahier des charges de France Télévisions, qui en assure toute la partie pratique (administration, finances, tournage, etc.), et les émissions sont « réalisées en liaison avec les représentants désignés par les hiérarchies [des] cultes après avis du ministère chargé des cultes », dans notre cas, la Fédération protestante de France.
Ce que n’avait pas envisagé la loi, c’est que France Télévisions puisse être à l’arrêt. Depuis le lundi 16 mars, sur les 2 000 personnes de son centre opérationnel parisien, seules quelques-unes, dédiées uniquement à l’actualité, assurent une permanence.
Depuis ce fameux 16 mars, la production et même la diffusion ou la rediffusion des programmes est devenue un casse-tête : impossible de produire, de monter, ou même de rechercher à France Télévision une ancienne émission. Or, dans le même temps, la diffusion de cultes est devenue un impératif de service public. Les téléspectateurs confinés espèrent légitimement pouvoir pratiquer leur religion. Nous traversons donc une période d’équilibriste ou, entre rediffusions et production de « cultes spéciaux », nous tentons de répondre à notre mission et à votre demande : que soit partagée chaque dimanche la Bonne Nouvelle de Christ ressuscité.
Émissions protestantes de la Fédération protestante de France
