Du zapping à la rencontre, Laurent Schlumberger
L’éternité de Dieu nous pousse souvent à le considérer comme éternellement identique à lui-même et donc immobile. Face à cette image d’un Dieu immuablement le même, nous sommes pris dans la très grande mobilité de notre société où tout semble s’accélérer, y compris nos propres identités, attachées à l’instant et détachées de la perspective du temps.
Cet écart entre nos mobilités et l’apparente fixité de Dieu doit-il nous conduire à rejeter le Dieu de la Bible comme n’ayant plus rien à nous dire ou nous pousser à un rejet du monde, dans la permanence conservatrice d’un état passé ?
