L’auteur, fin linguiste, nous invite à sa suite à parcourir ces textes pour y trouver les indices d’une présence discrète de Dieu. Pour cela il nous faut accepter d’aller au-delà de la première impression et interroger les mots et tournures grammaticales présents dans les textes. Rien d’inaccessible car Daniel bourgueil se propose d’être notre guide attentif et patient.
Quelques exemples significatifs :
L’auteur s’attache à l’étude du verbe « ressusciter », employé au passif par Jésus pour annoncer à ses disciples sa passion à venir ; c’est est un passif divin. (« il sera ressuscité » est trop souvent mal traduit par « il ressuscitera »). Le lecteur, comme les disciples, découvre que la résurrection est l’action de Dieu, dans un geste extraordinaire, le geste du père relevant son fils d’entre les morts et révélant ainsi son infinie tendresse.
Autre exemple : l’évangéliste Marc nous précise que Simon de Cyrène, celui qui porte la croix de Jésus depuis la cour du prétoire jusqu’au Golgotha, est le père de 2 fils. Il a pour ce condamné une compassion de père. Ainsi pour le Christ, c’est son père qui s’est rapproché à travers ce simple père humain et est venu porter la croix de son fils en silence.
Voici, ami lecteur, quelques pistes à suivre pour laisser naître en vous l’envie d’en découvrir davantage et vous laisser entraîner à la contemplation du crucifié que ces textes célèbrent.
Le silence de Dieu pendant la passion, Daniel Bourguet, Olivétan, 2013, 215 p., 16,50 €.
