Un chant nouveau

La cantate du jubilé, composée pour marquer l’année du 500e anniversaire de la Réforme, s’inscrit dans une vieille tradition biblique : la musique au service de la théologie. Les psaumes en sont l’illustration dans l’Ancien Testament. Le Nouveau Testament se fait l’écho d’hymnes et de cantiques spirituels.
© Cantate 2017

C’était un grand concert, samedi 8 avril dernier, en l’église catholique St-François d’Assise à Grand-Charmont près de Montbéliard. Une œuvre interprétée par environ 200 choristes venus de l’ensemble de la Région Est-Montbéliard de l’EPUdF mais aussi de l’Église catholique : la cantate du jubilé de la réformation. Soulignons ici la dimension œcuménique du projet, un rappel encourageant de la collaboration dans la Région et un clin d’œil à la musique qui ne connaît pas de chapelles.

 

Œuvre de Samuel Sandmeier, organiste et compositeur (le livret est de Béatrice Verry et Pascal Hubscher), cette composition contemporaine est inspirée de la structure des chorals luthériens, des psaumes huguenots modernisés et surtout du petit catéchisme de Luther. Comme dans ce dernier, il y a un dialogue sous la forme de questions-réponses sur les trois articles de la « Foi chrétienne »  : Dieu le Père, Jésus-Christ le Fils unique et l’Esprit saint. Tandis que chez Luther, ce sont les adultes qui posent les questions aux enfants, dans la cantate la démarche est inversée. Les réponses actualisées sont données par des solistes, un chœur d’hommes, de femmes ou le chœur mixte.

 

Il y a dans la cantate un double enjeu de témoignage et de transmission ainsi que le précisent ses promoteurs : Il s’agit de s’adresser aux générations actuelles et de passer le flambeau aux générations futures en témoignant de notre foi par le chant, ainsi que le souhaitait Martin Luther. En reprenant les éléments du Credo comme Luther il y a 500 ans, la cantate du jubilé de la Réformation, aux allures d’une catéchèse, se termine par une prière de Martin Luther, dans la joie et la reconnaissance !

 

 

 

 

 

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