L’accueil en paroisse, à réinventer sans cesse

Comment accueillir sans donner l’impression de « mettre le grappin » sur un nouveau visage ?

Comment accueillir sans donner l’impression de « mettre le grappin » sur un nouveau visage ? Montrer que l’on a remarqué une présence nouvelle sans se montrer intrusif ? L’accueil nécessite sensibilité et doigté, présence et retenue. Pour les nouveaux arrivants, une écoute pastorale momentanée suffit parfois, d’autres garderont juste le souvenir d’un sourire…

 

L’accueil doit devenir un réflexe, témoigne un pasteur : aller vers les nouveaux arrivants, systématiquement. Son expérience est que le délai est court pour que la personne se sente prise en compte : quinze jours. « Plutôt trop d’accueil que pas assez », témoigne-t-il, « car trop de personnes sont déçues de s’être heurtées au silence dans un temple ».

 

Un réseau d’accueillants fonctionne dans de nombreuses paroisses. Ici, un kit de bienvenue est remis, avec trombinoscope et coordonnées des personnes ressources, et tout ce qui concerne l’Église locale… Là, des repas « auberge espagnole » l’été dans un jardin, des « tables partagées » en cours d’année permettent de faire connaissance, des « Bod’Église » s’adressent aux plus jeunes… (cf. page 11). L’ouverture sur la cité, avec conférences et spectacles ouverts à tous, est une autre forme d’accueil qui permet de rejoindre nos contemporains autour de questions de société.

 

Enfin, des Églises accueillent et accompagnent des réfugiés. Dans l’ensemble « Gardon et Vidourle », c’est une famille de Syriens qui est reçue dans un presbytère inoccupé. Tout un réseau, dépassant le cadre de l’Église protestante unie, s’est mis en place, apportant une nouvelle dynamique.

#Dossiers #L’accueil en chantier

À la découverte des protestants en région

NEWSLETTER

Pour aller plus loin

Ensemble, c’est mieux !
L’accueil en chantier
Ensemble, c’est mieux !
Elle accepte d’héberger une jeune femme en difficulté, puis une autre, puis des étudiantes... L’accueil a finalement redonné un sens à la vie de Jeannine, qui a tout juste quatre-vingt-dix ans.
Accepter d’être accueilli pour accueillir
L’accueil en chantier
Accepter d’être accueilli pour accueillir
J’aime beaucoup l’ambiguïté du mot hôte en français.
La Maison verte
L’accueil en chantier
La Maison verte
Le concept anglais d’inclusivity désigne une théologie, une pratique et un mouvement affirmant le caractère inconditionnel de l’amour de Dieu incarné en Jésus-Christ. La Maison verte veut mettre en pratique l’accueil de ceux qui ne sont accueillis nulle part ailleurs.
Toulouse ouverture —TO7
L’accueil en chantier
Toulouse ouverture —TO7
TO7 est le centre d’un grand mouvement de solidarité, d’entraide, de rapprochement entre des habitants du Mirail, à Toulouse, et des autres quartiers. C’est aussi un « lieu pour rien » où se tissent des liens de solidarité. Un lieu d’accueil protestant, qui tient à son fonctionnement laïque.
Le Promontoire
L’accueil en chantier
Le Promontoire
Qu’est-ce qui a poussé un couple de Néerlandais, elle pasteure dans une paroisse alsacienne, lui philosophe, à acheter une grande maison sur une des crêtes vosgiennes pour l’ouvrir aux rencontres diverses ? Leur initiative et toute la réflexion sur l’hospitalité qui la motive ouvrent des pistes sur l’avenir de notre Église.
Familles d’accueil
L’accueil en chantier
Familles d’accueil
Accueillir à demeure des enfants ou, comme cela se fait plus récemment, des personnes âgées, est un métier. Il exige une qualité de relation à l’autre en difficulté souvent enrichissante, parfois éprouvante.
Les villes refuges
L’accueil en chantier
Les villes refuges
Dans un monde où les États se désengagent, oubliant même les principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, des municipalités, des villes entières ont décidé de pallier à ces manquements.
Une famille élargie
L’accueil en chantier
Une famille élargie
Nous étions en contact régulier avec des membres de la Cimade et avions donné notre accord pour loger temporairement, le cas échéant, un mineur isolé. Et un jour, il a fallu passer de l’accord de principe à l’accueil effectif d’une jeune fille africaine à la rue.