Le rire réformateur… Quel oxymore ?
Le XVIe siècle est resté dans l’histoire comme une période d’effervescence intellectuelle, de fureur et de sang. Pourtant l’humour avait aussi sa place, même chez les plus austères des réformateurs. Si Jean Calvin n’est pas le premier à critiquer le culte des saints, dans son Traité des reliques (1543), il utilise finement l’ironie pour tourner en dérision les collections de coffrets précieux conservant les os de quelques saints.
