Quand jouer n’est plus un jeu

Depuis quelques années, mesurant l’ampleur du phénomène, les médecins et psychologues classent les jeux d’argent et de hasard parmi les addictions potentielles, au même titre que des produits stupéfiants.

Depuis le début des années 2000, les études portant sur le jeu en France ne se contentent plus d’une approche économique ou sociologique du phénomène. Elles le considèrent aussi sous l’angle des questions de santé publique, tenant compte des problèmes personnels et sociaux potentiellement engendrés par cette activité, en cas de pratique excessive.

 

© Pixabay

En 2010, l’Observatoire français des drogues et toxicomanies a conduit une enquête nationale à partir du baromètre santé de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) sur l’ampleur de ces problèmes. Cette enquête s’est basée sur la classification scientifique du jeu comme addiction comportementale, distinguant le jeu « contrôlé », le jeu « à risque » et le jeu « pathologique ». Si près des trois-quarts de la population française des 18-75 ans se classent dans la catégorie des joueurs sans problème, 23 % présentent un risque face au jeu : 19 % dans la catégorie des joueurs à risques, faibles ou modérés, et 4 % sont considérés comme des joueurs pathologiques !

 

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de cette dépendance : l’espoir de contrôler le hasard, l’appât du gain, la fièvre du jeu, croire que la chance va tourner… Ces facteurs sont liés à des inclinations qui nous habitent tous à divers degrés : l’illusion de la toute-puissance et le besoin de combler l’angoisse par le plaisir. Comme toute dépendance, celle au jeu peut être accompagnée par des professionnels, mais elle peut également être repérée de façon précoce. Pour cela, il faut informer, éduquer, et faire appel à une vigilance plus élevée de la part de l’entourage : le jeu peut devenir une maladie pour certains !

 

 

 

 

 

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