Célibataire endurcie ? Non, libre !

Mina, 41 ans, s’est très vite dit : « Je ne me marierai pas, j’ai vu trop de désastres autour de moi ! »

Les couples mariés ne me font pas envie. Même s’il m’a traversé l’esprit que le compagnonnage pourrait m’éviter de me réveiller seule au petit matin, de vivre des moments de bonheur sans savoir avec qui les partager, la vie maritale tendue chez mon frère, l’explosion de la cellule familiale chez ma sœur, m’ont définitivement refroidie.

 

Infirmière en activité, j’ai longtemps dû supporter les regards en biais de mes collègues, les remarques tendancieuses et salaces de certains médecins et même, dans une autre mesure, les gestes déplacés de patients.

 

Toutes ces raisons m’ont servi de justification personnelle face à la pression sociale. On apprend à vivre seul, à se débrouiller, à n’éprouver aucun manque lorsque ce qui est tapi au fond de nous refait surface… Comme l’envie d’aimer quelqu’un qui nous a choisis ou le désir de partager à deux un parcours de vie.

 

L’absence de vie de couple a peut-être été, à une époque de ma vie, un aiguillon douloureux planté au fond de moi, ce dernier toujours ravivé par les réflexions, le cadre social dans lequel nous évoluons tous, une certaine empathie familiale aussi.

 

Vient un jour une transformation : « et si c’est le célibat qui devenait mon choix assumé, s’il complétait l’intuition qui me veut toujours libre et d’une certaine manière, disponible, autrement pour les autres ? » Depuis, je ne suis plus seule ! Depuis, l’attente des autres n’est plus la mienne et mon célibat, je le vis très bien.

 

 

 

 

 

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