En ce mois de décembre, je pourrais vous parler de Noël et de la naissance de Jésus… Mais je choisis de vous parler d’une autre réalité, toute en lien avec l’annonce de la Parole de Dieu, cette parole faite chair en Jésus justement.
Fêter Noël, c’est célébrer un bouleversement, cet enfant qui bouleverse tout, les codes de la famille, son lieu de naissance, mais qui en même temps est annoncé et aussi recherché par les Mages.
Nous venons de vivre un temps d’ordination dans le consistoire, des temps d’envoi en mission de collègues pasteurs, des temps de départ à la retraite avec celui d’Hubert, nous accueillons un nouveau pasteur vicaire et, comme le titrait, Le Nouveau Messager récemment, le pastorat change et évolue. Au-delà de la question des personnes qui le vivent, c’est aussi lié à la question de l’annonce de la Parole que nous souhaitons en paroisse. Cette vocation de pasteur, qui est aussi un métier, se professionnalise, tente de rentrer peu à peu dans une sorte de cadre de travail pour éviter les épuisements, mais en même temps si les épuisements sont présents, n’est-ce pas parfois car le sens du pastorat – et au-delà de l’annonce de l’Évangile – s’est peu à peu effacé dans nos paroisses ?
En terres réformées, mais pas seulement, nous sommes appelés au sacerdoce universel, nous sommes tous en mission d’annonce de la Parole de Dieu, quel(le) que soit notre fonction ou service. Mais pour ne pas tomber dans l’ornière du découragement ou de l’égocentrisme de notre seule interprétation de l’annonce de la Parole, chacun et chacune, nous avons besoin de co-construire ensemble ce sens de l’annonce dans un cadre bienveillant, respectueux des uns et des autres et d’être portés par le service commun de l’annonce de l’Évangile.
