© DR Bastien Gattegno
Pour me présenter…
Je m’appelle Bastien Gattegno, j’ai 28 ans. Au vu de mon poste, ça fait un peu le jeune qu’on met à la jeunesse. Ça me va d’avoir cette image : ça excuse d’une part mon impertinence, d’autre part aujourd’hui il y a besoin que l’Église parle aux jeunes, parle le jeune. Enfin, le jeune est toujours plein de surprises et de ressources inattendues, et j’aime cultiver cette image. Avant d’être un jeune impertinent employé par l’Église, j’ai étudié à Sciences Po Aix, puis j’ai travaillé au Ministère des Armées, avant de me reconvertir vers la jeunesse. Pendant plus de 10 ans, j’ai consacré la majorité de mes temps libres et de mes congés à l’animation jeunesse, en particulier de l’Église en CLR, ainsi qu’aux EEUdF (mouvement de scoutisme d’origine protestante). J’ai animé et dirigé des camps, des weekends, et depuis 2022 je suis un membre actif de l’Equipe Régionale Jeunesse (ERJ) de l’EPUCLR, bénévole d’abord, salarié de l’EPUCLR dédié à la jeunesse depuis novembre 2025.
Drôle d’idée de se faire recruter en tant que chargé de mission à l’animation jeunesse pour l’Église. J’ai émis une candidature pour occuper ce poste en alternance d’un DEJEPS (diplôme d’état de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport).
En quoi consiste ce poste de chargé de mission à l’animation jeunesse ?
C’est un travail d’Église : je suis au service. Au service de l’ERJ et de l’EPUCLR, qui donnent nos missions à Jean-Christian, mon collègue, et moi. Depuis 2019, l’ERJ travaille à dynamiser la jeunesse dans la région, et c’est ambitieux : soutenir et aider au développement des activités locales, proposer des activités régionales, notamment pour permettre aux jeunes isolés géographiquement d’avoir accès à des temps d’Église adaptés à eux. L’ERJ est composée de bénévoles engagés et courageux, mais qui ont les contraintes des bénévoles : manque de temps, manque de disponibilités pour aller au bout de leurs rêves. Je suis là avec mon collègue pour donner à l’ERJ les moyens de ses ambitions : mettre en lien les acteurs jeunesse de la région pour les soutenir, les accompagner, les former, et développer les activités jeunesses locales et régionales. Pour cela, je vais à la rencontre des conseillers presbytéraux, des animateurs, des pasteurs, des familles, et j’aide les organisateurs des activités en apportant une expertise légale, en leur créant et fournissant des outils, des méthodes, en leur apportant un regard et du conseil, et aussi, le plus possible, en me rendant présent pendant les activités.
Ce que je veux mettre en place avec l’ERJ pour la jeunesse
Je veux que l’Église soit un lieu où jeunes et vieux se réjouissent ensemble, et pas que dans un cantique. Cette ambition est partagée par l’ERJ : créer des espaces et des temps d’Église où les jeunes sont là en tant que membres pensants et à part entière de l’Église. Souvenez-vous de Rabbi Jacob. Jacob est bloqué dans les bouchons new-yorkais, dans un taxi. Alors sortent du taxi une dizaine de fidèles, pour soulever le taxi et le porter à l’autre bout des bouchons pour lui permettre de continuer sa route. Les jeunes sont dans leur taxi, ils avancent dans une vie pleine d’informations, de sollicitations, d’inquiétudes. C’est alors que des dizaines d’animateurs, sortent de ce taxi, le soulèvent, pour donner au jeune une respiration, de la hauteur, voir le sens où il va, et repartir. Les activités de l’Église offrent des espaces uniques, où les jeunes entendent une Parole, un message, un témoignage, où ils vont eux même porter leur parole, leur message, leur témoignage. Ils s’interrogent et se forgent leurs outils pour comprendre le monde et se comprendre eux même, à la lumière du message de l’Évangile et de la Bonne Nouvelle. C’est pour cela que je vivais depuis 10 ans, c’est aujourd’hui pour cela que je travaille.
