Pour répondre à cette question, sept membres de notre Église locale se sont rendus à l’église Saint Barnabas (Kensington, Londres) afin d’étudier le renouveau anglican. Nous y avons suivi un programme de quatre jours pour comprendre et retranscrire les avancées de l’Église anglicane à notre Église.
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Jour 1 – la communauté, base de l’Église
Dès notre arrivée, nous avons vécu la force de la communauté autour d’un repas iranien préparé par des fidèles. Leurs témoignages ont révélé une vérité puissante : un seul membre bien accueilli peut devenir le point de départ d’un groupe de quarante personnes donnant leur vie à Jésus. L’hospitalité n’est pas un détail, c’est le moteur de la croissance.
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Jour 2 – la communauté dans sa diversité
Le dimanche, nous avons enchaîné quatre cultes aux styles radicalement différents (orgue traditionnel, louange moderne, langues variées, esthétique artistique). Cette diversité permet de rejoindre chaque sensibilité, approfondissant chaque fois le texte biblique.
Nous avons audité nos propres activités. Sont-elles conçues pour le confort de nos membres actifs ou pour interpeller ceux qui sont à l’extérieur ?
Jour 3 – la stratégie d’évangélisation
Nous avons rencontré le responsable de l’Outreach pour Londres et le CCX (Center for Church Multiplication). Leur stratégie repose sur une lecture biblique de la multiplication et une observation du cycle de vie des organisations (naissance, croissance, stabilité, déclin).
* Le chaos maîtrisé : le meilleur moment pour changer de paradigme est la fin de la période de croissance. Attendre la stabilité, c’est s’enfermer dans un confort stérile. Inverser le déclin est bien plus difficile.
* L’ambition : l’objectif initial de 100 implantations d’églises est passé à 10 000 au niveau national.
En cartographiant notre ville (écoles, cafés, commerces), nous avons imaginé des ponts. À Saint Barnabas, cela prend la forme de concerts pop-rock dans des bars locaux. Ce n’est pas un culte, mais une porte ouverte pour créer des liens avec ceux qui ne franchiraient jamais le seuil d’une église.
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Jour 4 – concrétiser la stratégie et la pérenniser
Comment transformer l’idée en action ? Nous avons découvert le témoignage d’un pasteur sans bâtiment, bâtissant une communauté à partir de rien en offrant des cours d’anglais fondés sur la Bible.
Le défi est lancé : sommes-nous capables d’abandonner nos automatismes pour devenir intentionnels dans chaque action ?
Conclusion : devenir des agents de changement
En quatre jours, notre groupe de sept a fait corps. Nous sommes revenus avec une conviction : si douze hommes ont pu changer le monde, notre petit groupe peut impulser un changement profond dans notre Église locale.
Le projet Zacharie n’était pas un simple voyage, c’est le début d’une mutation vers une Église résolument tournée vers l’autre, prête à entrer dans le « chaos » créateur pour moissonner les 94 % ignorant encore l’Évangile.
