Le temple de Dormillouse
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Persécutés bien avant de rejoindre la Réforme protestante, en 1532, les Vaudois se réfugièrent dans les vallées alpines à la fin du Moyen Âge. Mais la vie n’était pas facile dans les montagnes, en particulier à Dormillouse, un hameau situé à 1 700 mètres d’altitude. De plus, malgré cette situation, les Vaudois y subirent des persécutions jusqu’au xviiie siècle. Certains s’installèrent donc dans le Luberon à la fin du xve siècle, puis en Suisse et en Allemagne, suite à la révocation de l’édit de Nantes en 1685. Le village de Dormillouse connut ensuite un regain au début du xixe siècle avec l’installation du pasteur suisse Félix Neff (1797-1829), l’« apôtre des Hautes-Alpes ». Mais la misère acheva de dépeupler la vallée de Freissinières, de nombreuses familles vaudoises s’installant en Algérie, en 1881, 1890 et 1921. Aujourd’hui, Dormillouse est le seul village du parc national des Écrins à être habité à l’année. Pour le visiter, il faut garer sa voiture au bout de la vallée de Freissinières et y monter à pied. Comptez une heure de marche !
Dormillouse est la première étape du tout nouveau sentier de l’espérance qui relie Freissinières à Cabrières-d’Aigues, dans le Luberon. Un chemin à découvrir à la fin de ce magazine.
