Au cours du culte coordonné par le pasteur Benoît Ingelaere et présidé par le pasteur Pierre Blanzat, responsable du service des relations avec les Églises chrétiennes à la Fédération protestante de France, le métropolite a délivré un message de manière originale, à la fois didactique et très démonstrative.
Illustrant son propos par un verre vide flottant sur l’eau, puis complètement immergé, il a souligné la différence entre « être avec Christ » et « être revêtu du Christ ».
Ensuite, pour les enfants de l’éveil biblique et du catéchisme, il a expliqué, à sa façon, l’inscription figurant sur le vitrail de l’oculus du temple : « Je brûle et ne suis pas consumée ». Au moyen d’un coton naturel, intégralement brulé par le feu, puis avec le même coton imbibé d’huile, représentation de la vie en Jésus, brulé sans se consumer, il a démontré la force protectrice que la vie en Christ apporte à notre propre existence.
Ce culte, célébré six semaines après Pâques, nous a conduits vers la Pentecôte avec la présence bienvenue de Gabriel Monet (pasteur et responsable de l’Esperluette à Callon) pour traduire les propos du métropolite.
À l’issue de la cérémonie, accompagnée par les chants de la chorale de la Montagne, le produit de la traditionnelle collecte a été remis au centre spirituel et foyer de la seconde chance, Anaphora, fondé par Anba Thomas sur la route du désert entre Le Caire et Alexandrie.

L’Église copte orthodoxe d’Égypte, descendante de l’Église d’Alexandrie et de saint Marc, est une des plus anciennes Églises chrétiennes du monde et rassemble la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient. Elle compte vingt millions de fidèles en Égypte et plus de deux millions à l’extérieur.
« Apa » en arabe ou « Abba » en hébreu, Anba (ou père) est un titre donné aux membres de la hiérarchie de l’Église copte, notamment les évêques, les archevêques et les patriarches.
