Notre été est caniculaire et il paraît qu’il sera le plus frais des années à venir. La planète brûle et nous aimerions regarder ailleurs. Mais ce n’est plus possible à l’heure où les incendies ravagent les campagnes, où les appartements sont devenus des fours, où la sécheresse sévit et où des pluies diluviennes dévastent tout. Pour éviter de nous remettre en cause, nous cherchons un bouc émissaire. C’est la faute aux industries, aux politiques gouvernementales, aux écolos ou à pas de chance…
Pour les chrétiens, septembre est le temps liturgique de la Création ; nous devrions la mettre à l’honneur, non seulement dans le temps de culte, mais avec des gestes concrets au quotidien. Dieu a créé le monde et a demandé à l’homme d’en prendre soin, de la laisser viable pour toutes les espèces, humains, animaux et végétaux. Qu’en est-il ? Sommes-nous comme Caïn après la mort de son frère et sa curieuse réponse à Yahvé : suis-je le gardien de la terre ? Oui, nous en sommes le gardien et un gardien qui est bienveillant.
Une fois de plus nous pensons qu’il n’est pas trop tard ou alors que Dieu jouera au pompier. Ne l’a-t-il pas déjà fait maintes fois ? N’a-t-il pas fait le serment, le lendemain du Déluge, de ne jamais plus détruire la Création ? Lui, il s’est engagé à ne plus détruire le monde, mais nous ? Nous en sommes, hélas, capables.
