Charles Bossert © V. Christeler
Charles Bossert, encore un tour de piste ecclésial ?
C’est en Alsace que tout commence pour Charles Bossert et … en alsacien : le français ne sera appris qu’à l’école. Charles grandit dans une des enclaves réformées ; c’est là que se construit sa foi, dans un groupe de jeunes, en opposition parfois avec le pasteur jugé trop moralisateur. Charles se lance en théologie après avoir reçu une vocation tardive : institut biblique en Suisse, école préparatoire à Montpellier, faculté de Strasbourg. Il est sensibilisé à la pédagogie lors d’un stage dans une maison d’accueil pour handicapés. Renforcé par son ministère initial en aumônerie des lycées, ce souci de la jeunesse et de la formation l’accompagne durant tout son ministère, que ce soit à Nîmes, à la Réunion ou ensuite à Privas. Si la retraite se profile, à 70 ans, Charles n’envisage pas de partir sans un dernier tour de piste ecclésial…
Vincent Christeler
© Jacques Dorne
Roland Laipe
Des ministères de longue durée pour Roland Laipe
Sa retraite bien méritée va permettre à ce grand-père de s’occuper, entre autres, de sa petite-fille, de faire de la marche et du jardinage, en retournant dans sa région d’origine : les Vosges. Roland Laipe a beaucoup milité dans sa jeunesse, très actif dans les camps, auprès des jeunes et en lien avec bon nombre de pasteurs. Ce qui l’amènera à des études de théologie qu’il effectuera à Strasbourg. Il restera douze ans à Mende, en Lozère, son premier poste en 1989. Changement de direction ensuite pour le sud à Beaucaire-Tarascon où il passera quinze ans, de 2001 à 2016. Son dernier poste, de 2016 à 2026, a été à Valence. « Ce fut pour moi, un ministère diversifié, en paroisses, en aumôneries, lycées, hôpitaux et prisons », conclut-il.
Christian Prost
Hope Nénonéné © DR
Hope Nénonéné vit dans la Grâce de Dieu
Hope va se retirer vers le Sud pour sa retraite ; ses projets sont nombreux et variés, puisqu’il n’abandonne pas le Togo d’où sont partis sa vocation et ses ministères. La diversité aura éclairé ses chemins : Nouvelle-Calédonie, Alsace rurale et urbaine, Brême, consistoire de la Montagne ; Églises réformée, presbytérienne, luthérienne, Cevaa, enseignement. Hope aime la liberté dans le choix des liturgies qui permettent des dialogues avec Dieu, avec l’assemblée. La maladie a réorienté son ministère : il a fallu réapprendre à parler, évaluer ce qu’il est possible de mettre au service de l’Église. Hope vient de passer trois ans à tiers temps à Tence. La grâce est le carburant de la vie et de sa foi. Pasteur heureux dans la montagne, Hope adopte une attitude de reconnaissance et de gratitude ; et il sourit à l’espérance personnelle, vécue et à vivre en Église.
Martine Chauvinc
Monique Orieux © Annie Laurent
Priorité au travail théologique pour Monique Orieux
Originaire de Loire-Atlantique, Monique Orieux a eu un parcours très varié. Au départ elle travaille comme aide-puéricultrice et aide-soignante dans différentes structures hospitalières et cliniques privées. « Ma vocation, elle est née au fil de mes études ! » indique-t-elle. Avant d’être pasteure au sein de l’Église réformée à l’époque, à Pau et Oloron-Sainte-Marie (64), Monique Orieux fut pasteure d’une autre Église. Elle a exercé une mission d’aumônière des œuvres et institutions des diaconesses de Reuilly. Son ministère s’est poursuivi à Millau et Sainte-Afrique, puis au Mazet Saint-Voy, enfin à mi-temps en vallée du Doux dans le consistoire Eyrieux-Doux. « Un ministère très enrichissant », dit-elle. L’essentiel pour Monique Orieux ? « Le travail théologique, priorité de notre Église !»
Christian Prost
Marc Labarthe
Marc Labarthe à la recherche de l’équilibre presbytérien-synodal
Le chemin de Marc Labarthe débute en Suisse. Avec une parenthèse de huit ans au Lesotho, ce chemin passe par des études commerciales, avant de bifurquer vers la théologie. Son ministère débute dans le canton de Vaud. Marc rejoint ensuite l’ERF à Bayonne-Biarritz, puis Troyes et Aube. Il devient président du conseil régional de la région Est et travaille à l’union de la région Est avec l’EELF Montbéliard. Marc reprend ensuite le ministère paroissial à Bordeaux-Mérignac et, depuis 2017, dans la Drôme, où il contribue au projet Lilo (Livron-Loriol). Tout son parcours pastoral a été marqué par la recherche de l’équilibre presbytérien-synodal. Au moment de la retraite, Marc conclut : « Le Seigneur a gardé notre famille et son Église survit – Soli Deo Gloria ! »
Vincent Christeler
Laurence Tartar Fouchier © F. Perrier
Second souffle pour Laurence Tartar Fouchier !
Pleine de vie et de projets, Laurence n’a jamais abandonné ses rêves et ses engagements d’autrice, comédienne, metteure en scène… Sur sa route de pasteur, il y a eu des ministères appuyés sur des formations diverses : cours Florent, Outremer, Etats-Unis… Il y a eu des compétences diverses mises en pratique dans ses ministères paroissiaux : contes, écriture de livres pour enfants, animation auprès de jeunes, théâtre, travail interreligieux, aumôneries, sans oublier le travail sur les textes sacrés. Aujourd’hui, Laurence se réjouit de poursuivre sa mission d’accompagnatrice de projets (en intérim) pour ceux qui feront appel à elle ! Tout en espérant aussi voyager, cuisiner, visiter sa famille dispersée, écrire… Sous le regard de l’Esprit ! Que le Seigneur t’accompagne, Laurence !
Martine Chauvinc
