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À l’origine du projet, une rencontre de désirs
Plusieurs désirs concordants se sont exprimés : le désir d’une équipe d’animation jeunesse de continuer à rassembler des jeunes des consistoires du Valentinois, de Porte du Midi et du Dauphiné sur le centre « La Maison du Rocher » à Chamaloc ; et mon propre désir de continuer à organiser un camp « Bible et sport dans le Vercors ». Pour que le projet puisse se réaliser, il a fallu accepter de changer des habitudes, de sortir de notre zone de confort, d’élargir l’espace de notre tente. Le consistoire de la Montagne a décidé d’embarquer avec nous et le jeu des réseaux familiaux et d’amitiés a permis que des jeunes d’autres consistoires, et même de Suisse, participent au camp.
Un camp centralisé pour des jeunes de 6 à 17 ans
La belle caractéristique de ce camp, à mon sens, a été de rassembler au même endroit des « tranches d’âge » la plupart du temps séparées. Répondant par là même à une demande des familles qui ont des enfants de moins de 11 ans mais aussi des adolescents. Un seul camp déclaré auprès de Jeunesse et Sport, donc un seul directeur responsable, une équipe d’animation de douze personnes, et deux sous-camps : celui des TOP 14 (enfants nés avant 2014) et celui des TOP 15 (enfants nés à partir de 2015).
Une partie de l’équipe d’animation suivait les TOP 14, l’autre les TOP 15. L’idée étant que les enfants comme les adolescents se voient offrir les mêmes activités, mais évidemment, adaptées à leur âge. Comme son nom l’indique, le camp « Bible et sport dans le Vercors » a pour vocation d’accueillir la demande physiologique de mobiliser son corps quand on est jeune et, parallèlement, d’accueillir la soif des jeunes de spiritualité et de sens. Le verset qui a servi de fil rouge est Ph. 3-14 : « Je cours vers le but de ma vocation céleste en Jésus-Christ. »
Des activités multiples, communes ou spécifiques
Les jeunes ont vécu en commun le temps de louange pour commencer la journée, les repas et le culte final. Chaque sous camp a vécu les JO de Chamaloc, une randonnée (sur le plateau ou à Chamaloc) et l’accrobranche à Die (qui a rencontré un vif succès). TOP 14 et TOP 15 ont vécu des activités spécifiques : grands jeux, veillées, temps de prière avant de se coucher, bricolage, Espace Game… Et pour les ados : la dernière nuit à la belle étoile !
Bilan et enjeux : osons la transversalité !
Cette offre de camp a rencontré un vif succès : soixante jeunes attendus, soixante-quatre présents, et une dizaine qui n’ont pu être accueillis. Les jeunes ont beaucoup aimé le camp et souhaitent qu’il soit renouvelé l’année prochaine.
L’ensemble de l’équipe d’animation a vécu ce camp comme métaphore de notre vie d’Église à l’échelle de la région et du national : osons sortir de nos partenariats habituels, osons la transversalité !
Une grande reconnaissance est à témoigner à toute l’équipe d’animation : animer un camp, c’est une disponibilité de sept heures du matin jusqu’à minuit, voire plus. Et il faut raccompagner les jeunes en minibus puis assurer le culte du dimanche matin pour mes collègues pasteurs et moi ! Rappelons que notre Église manque de directeurs et directrices de camp et que ceux qui ont le diplôme vieillissent. La formation est à encourager, à favoriser.
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