Le livre embarque son lecteur dans la vie de jeunes de cité : chômage, drogue, violence, mais aussi solidarité et amitié. Si l’intrigue centrée sur une jeunesse urbaine et pauvre dont les galères sont les mêmes un peu partout réserve peu de surprises, la langue immerge littéralement le lecteur dans ce quotidien sans espoir. Oliver Lovrenski a choisi d’écrire non pas la langue des jeunes mais un flux poétique qui en restitue le relief, la puissance d’évocation et de représentation. Il en ressort une matière textuelle d’une sincérité étonnante qui a conquis un très large public. La Norvège y a reconnu la marque d’un poète contemporain, qu’elle a récompensé du prix des libraires et du prix culturel de la ville d’Oslo.
Tah l’époque, Oliver Lovrenski, Actes Sud, 2026, 320 p., 18 euros
