Ce qui m’a frappé à la relecture des articles que nous vous proposons ce mois-ci, c’est le fil conducteur de l’unité.
Nous l’attrapons dès les premières pages qui évoquent nos liturgies et notamment la liturgie commune aux réformés et aux luthériens, en cours d’expérimentation au sein de l’Église protestante unie de France. Nous le suivons ensuite à la page internationale qui célèbre 25 ans d’unité entre luthériens et réformés français d’une part et anglicans de Grande-Bretagne et d’Irlande d’autre part. C’est en effet en 2001 que huit Églises signaient les fameux accords de Reuilly.
La recherche d’unité, nous la retrouvons au niveau de la Fédération protestante de France. Dans son interview, l’aumônier national Victor Adzra nous y invite : « Jouons fédératif pour accompagner au mieux les patients ». Et notre collègue du magazine Liens protestants se réjouit dans son « point de vue » des avancées du dialogue entre la FPF et le Conseil national des évangéliques de France (CNEF).
Ne soyons pas non plus naïfs : il y a aussi des reculs en matière d’œcuménisme, par exemple dans des hôpitaux où les aumôneries œcuméniques n’ont plus le vent en poupe et où le caractère confessionnel se réaffirme. Dieu merci, nous continuons à lire chaque dimanche des textes bibliques communs, grâce aux lectionnaires que nous évoquons dans nos pages spiritualité.
Cette unité dans la diversité n’est pas optionnelle. C’est un appel au cœur de l’Évangile, indispensable au témoignage chrétien de l’amour fraternel. N’oublions pas que la qualité de nos dialogues peut être source d’espérance dans une société qui a tendance à se polariser.
