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Myriam Moyen
Tout d’abord, pour des temps d’écoute, d’information, de réflexion, de débat : on réfléchit mieux ensemble et en écoutant les autres. Le cadre synodal le permet, codifié par des siècles de pratique. Pour des temps d’ouverture aux autres : Églises ou partenaires nous parlent du monde et de leur engagement, enrichissant ainsi notre réflexion. Pour des temps de culte, matin et soir, qui ressourcent et envoient. Et au final, pour prendre des décisions : notre fonctionnement d’Église est « presbytéro-synodal », c’est-à-dire ni hiérarchique (une autorité absolue décide) ni congrégationnaliste (chaque Église locale décide tout toute seule), mais dans une volonté d’équilibre entre ces deux pôles. Entre les postes, les finances, les projets, la solidarité, l’avenir de l’Église, il y en a, des décisions à prendre.
Vous voulez en savoir davantage sur le synode 2026 ? Demandez à votre délégué synodal ! D’ailleurs, le connaissez-vous ?
Myriam Moyen, vice-présidente du conseil régional.
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Robin Sautter
Cette année, en plus des sujets habituels de gestion courante de l’Église, il y a deux sujets pour lesquels le synode national nous demande notre avis : la validation d’une liturgie commune luthéro-réformée et l’accord pour débuter une période d’expérimentation pour la mise en place du ministère de diacre. Le premier sujet est assez simple car il s’agit de la validation d’un texte déjà utilisé depuis plusieurs années et qui vient s’ajouter aux liturgies de l’ancienne Église réformée de France. Il ne s’impose donc pas aux Églises locales mais devient un texte de référence pour témoigner publiquement, lors d’un culte, de la communion entre la tradition réformée et la tradition luthérienne. L’autre sujet, celui sur la mise en place du ministère de diacre, sera un peu plus compliqué car il s’agit d’une vraie nouveauté. Alors notre Église va y aller doucement !
Le conseil régional a par ailleurs souhaité que le synode se laisse interpeller par une double question d’actualité : la place du fonctionnement démocratique dans l’Église et les inquiétudes quant à la fragilisation des grandes démocraties un peu partout dans le monde. D’où le thème « Église et démocratie ». Il sera traité en trois temps : une conférence d’ouverture avec Olivier Abel le vendredi soir, un temps de forum avec des débats en petits groupes le samedi après-midi et, enfin, une plénière le samedi soir pour voir comment nos Églises locales peuvent continuer à cultiver localement la pratique du débat, surtout pour des sujets qui divisent et qui font peur. La communion en Christ, au-delà de toutes les frontières, est un trésor qui nous permet de rester unis dans la foi, quelles que soient nos désunions potentielles sur des sujets de société.
Robin Sautter, pasteur, président du conseil régional
Témoignages de deux délégués synodaux
Propos recueillis par Martine Fleur
Chloé Rachez, 50 ans, sera déléguée pour la troisième fois au synode régional. Psychiatre en CHU, il lui faut poser des congés dans un emploi du temps surchargé, mais ce temps du synode régional l’intéresse « intellectuellement et spirituellement ». En 2024, le thème « Pierres vivantes » faisait écho à la problématique locale clermontoise. La réflexion a accompagné le tout nouveau CP dans des décisions courageuses (la vente du temple du mont d’Or repoussée depuis quinze ans). Chloé apprécie la richesse des échanges en petits groupes (à côté de restitutions en plénières parfois fastidieuses). Cette vie communautaire est dynamisante (parallèlement à une vie professionnelle où elle rencontre beaucoup de souffrances). « Le synode est porté par l’Esprit saint, appelé, présent, et les temps de prière sont des temps forts, nourrissants. C’est réjouissant de voir autant de personnes œuvrant au règne du Seigneur dans un monde triste et angoissant », affirme Chloé. Mais elle trouve frustrant de n’avoir guère le temps au retour de transmettre tout ce qui a été reçu au cours des échanges et débats du synode, pour mieux nourrir la vie locale, car les préoccupations paroissiales reprennent vite le dessus.
© Éliane Loubersac
Éliane Loubersac
Après une pause de quatre ans, Éliane Loubersac, sera à nouveau déléguée au synode régional. Éliane, qui réside à « La Pervenche » (Saint-Julien du Gua), est issue d’une ancienne famille huguenote. À la retraite, elle est venue s’installer dans la maison familiale et s’est vite impliquée jusqu’à devenir secrétaire du CP, déléguée au synode régional. « Je suis intéressée par les sujets qui concernent tous les grands problèmes de société. Et j’attends beaucoup du sujet de cette année, “Église et démocratie”, qui mérite réflexion. »
