La marche comme un mouvement vers l’ouverture, pour un temps de communion © Simon English – Unsplash
Aux temps bibliques, l’homme marche. Les patriarches se mettent en route, Moïse fuit au désert, les Hébreux errent pour gagner la terre promise, Élie se déplace de montagnes en vallées, le peuple va d’exode en exil… Jésus, pèlerin de la Bonne Nouvelle, marche aussi dans les traces des anciens… Et depuis, beaucoup sont allés, vont et se risquent…
Mouvement vers la disponibilité
Le pèlerin part pour répondre avec joie et crainte à un appel, celui du Dieu de la promesse et de la Bénédiction, qui l’invite à suivre un chemin de vie, à rendre son cœur disponible, à écouter une parole qui l’oriente. Heureux, il avance sur cette route qui lui permet de s’approcher de Dieu comme Dieu s’approche de lui, de s’attacher à Dieu comme Dieu est attaché à lui.
Mouvement vers la rupture
Ainsi, le pèlerin marche dans un incessant mouvement en rupture avec ce qui le rend dépendant de ses habitudes, des fausses contraintes, de l’image qu’il a du monde, des autres, et de lui-même, afin de trouver un horizon et un sens profond à son aventure dans laquelle Dieu s’est glissé pour son bonheur.
Mouvement vers la relation
Le psaume 119 qui débute par ce mot heureux, répété deux fois est comme un long pèlerinage méditatif. II développe cette idée du chemin sur lequel Dieu attire, éclaire, enseigne, exige et met en mouvement, en relation directe avec la Torah, c’est-à-dire la Loi. Dans cette insistance (le mot loi est répété 25 fois et les mots sentier, chemin, voie, route, 20 fois), on découvre avec étonnement que la Torah offre une perspective autre que juridique. Elle indique une direction, émancipe et accompagne. Le psalmiste avance dans l’intimité de sa relation à Dieu, grâce à son enseignement, sa parole, sa lumière. Voici un écho de ce psaume qui se déploie en 176 versets :
« Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie, qui marchent selon la Torah de l’Éternel ! » Heureux ceux qui gardent ses témoignages et qui le cherchent de tout leur cœur, qui ne commettent pas l’injustice et qui marchent dans ses chemins ! »
Mouvement vers la communion
Jésus, le Christ, lui qui est Chemin, Vérité et Vie, n’a-t-il pas emprunté cette même voie ? Sans rien repousser de la Loi, il en nuance ses couleurs, la réalisant pleinement par son incarnation. Il enseigne à qui veut l’écouter et le suivre ouvre la possibilité d’être heureux. Chemins riants ou sombres, il nous propose d’avancer en communion avec lui, comme il est en communion avec Dieu son Père. Dans ce cheminement consenti du cœur à cœur, nous ne sommes pas seuls, et la joie nous est donnée. Elle nous habite. Elle nous pousse à aller de l’avant vers un bonheur qui est déjà là et qui nous attend encore.
Alors, oui, en marche ! Heureux sommes-nous ! Sur les chemins de la vie, Dieu nous fait découvrir ses merveilles. En Jésus-Christ, Sa présence rassure et réconforte. Sa parole nous redresse, Sa lumière, lampe sur notre route, éclaire nos pas.
