Terre d’espérance, un festival de diversité

Le samedi 4 mai était organisé un festival familial à Boissy-Saint-Léger. Stands et animations ont regroupé plusieurs centaines de personnes et révélé la diversité de l’Église. Retour sur impressions.

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Les protestants ont peu d’occasions de se retrouver. On connaît l’Assemblée du Désert de septembre à Mialet, les quelques grands événements de Protestants en fête, dont le dernier en 2017 à l’occasion des 500 ans de la Réforme, ou bien les Grands Kiff pour les jeunes. Mais s’agissant de rassemblements régionaux, la mémoire ne porte pas jusque-là. Cela fait plus de 40 ans que la région parisienne n’avait pas organisé une occasion de ce type.

 

 

Un besoin de rencontre

 

Tenter cette année une telle manifestation sous la forme d’un festival familial de plein air permettait donc à chacun de participer au rythme qu’il souhaitait et d’ouvrir l’esprit à une nouvelle possibilité : oui, les protestants acceptent de se rencontrer et de prendre du temps pour partager leur foi et leurs expériences. Le nombre des réactions sur place, prenant date pour une nouvelle édition, alors-même que l’idée n’en avait pas été émise et qu’aucune date n’était envisagée, indique fort bien pour les paroissiens présents le besoin de concret, de rencontre, de connexion avec une dimension physique de la foi. Si l’équipe d’organisation est sur les rotules, les festivaliers ont donc pris une dose de grand air, de discussions et de ressourcement spirituel.

 

 

Vivre la terre

 

Le cadre s’y prêtait. Un temple, un parc, des salles de classe ont donné un cadre à des activités dont le but était de marquer l’espérance en partageant les expériences et les réflexions sur l’écologie, ou plutôt les possibilités de « vivre … la terre ». Ces « … » marquant une infinité de mots possibles : avec, par, pour, sur, vraiment, pour correspondre à l’ordre de la Genèse et son intraduisible « assujettissez-vous la terre avec bonheur » (Genèse 1.28).

 

 

Pluralité bienvenue

 

Au fil des rencontres et des stands, le premier étonnement est de constater le nombre de visage connus dans des circonstances et des lieux très divers, certaines personnes venant de Château-Thierry, Cosne, Poissy, Paris et sa proche couronne. L’appel a été entendu dans l’ensemble de la région et le sujet intéresse aussi bien citadins et ruraux, agriculteurs et militants, jeunes et anciens. La variété de générations et d’opinions est un signe frappant de la pluralité de l’Église. Cela marque aussi la nécessité pour chacun de cheminer ensemble durant une journée où étaient prévus des ateliers, des temps de prière, des expériences, de la réflexion de fond et même du jardinage. Cheminer ensemble est une autre manière de dire l’Église et le besoin de se connaître et de se reconnaître, même dans des débats où les points de vue diffèrent.

 

 

Sourire dans la différence

 

Le second étonnement est avant tout une joie. Celle de voir des frères et des sœurs de tous les univers théologiques de l’Église et de tous types d’ecclésiologie discuter à l’occasion d’une prise de parole, dans l’un des stands du village, autour d’une sculpture ou à la porte du temple. Les gens déambulent, hors cadre fixe, passant d’une animation à l’autre, d’une rencontre à une autre ; image d’une Église paisible, engagée, souriante.

 

Car le sourire, même celui du ciel entre deux perturbations, a illustré combien il était possible de parler de l’écologie de manière spirituelle et de saisir les enjeux de notre monde sur un mode constructif. Sans doute était-ce le premier souhait pour cette journée, que de permettre des rencontres et de parler d’avenir avec le sourire, en partageant les expériences et les réussites de tous les acteurs de l’Église comme de la multitude d’associations qui puisent leurs convictions à la lumière de la Parole.

 

Alors bien sûr, rien n’est prévu pour la suite. Mais rien n’empêchera chaque participant de rapporter quelque chose à sa paroisse et de prendre ses marques pour l’avenir ; les esprits se sont ouverts à ce type de rencontre.

 

 

Témoignage de Valérie Malie, pasteure à l’église protestante unies de Meudon Sèvres Ville d’Avray

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Témoignage Alexis Guerit – Église Verte

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Lire la Bible dans une perspective écologique, conférence Madeleine Wieger

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Playlist YouTube : témoignages et replay des conférences et débats

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