Son dernier ouvrage s’intéresse aux champs de l’Église qui ne sont, hélas, pas à l’écart de ce danger. Comment peut-on imaginer que l’Église puisse être sous l’emprise de certains « bons chrétiens, dévoués sans limite à la croissance spirituelle de l’Église », alors qu’elle fait de la fraternité une vertu cardinale ? Cet aveuglement, le manque d’audace, la peur d’envenimer le conflit font souvent le jeu de la personne perverse qui, forte de son immunité tacite, impose son autoritarisme.
Dans un premier temps, Édith Tartar-Goddet fait l’état des lieux, à la fois de la communauté en proie avec un meneur pervers, du pervers lui-même et de sa ou ses victimes. Après ce constat, elle donne des pistes pour remédier à ce dysfonctionnement, pour neutraliser cet individu. Des fiches pratiques de procédures sont incluses dans l’ouvrage. Et en signe d’encouragement, puisque nous sommes en Église, elle nous propose deux prières de restauration à la fois pour la victime et son bourreau.
C’est un livre fort utile pour les communautés et les associations désarmées qui vivent cette situation.

Quand la toute-puissance humaine s’invite dans l’Église, Édith Tartar-Goddet, Olivétan, 2020, 234 p., 16 €.
