Les grands thèmes exploités par le cinéma, tels que la Création, la rédemption, le pardon, voire l’expiation, la figure de Jésus ou des grands personnages de l’histoire de l’Église, sont travaillés différemment selon les genres. Ainsi la tension rédemption/vengeance/pardon sera-t-elle explorée selon les codes du western ou à travers la mise en images des couvents. Des exemples de la démarche globale de l’ouvrage qui permet une lecture à plusieurs niveaux, thématiques ou selon les genres, avec de belles surprises comme la notion de grâce dans L’ours de Jean-Jacques Annaud.
L’association Pro-Fil contribue ainsi à la compréhension par le plus large public, bien au-delà des milieux d’Églises, des filigranes religieux ou théologiques qu’utilise le cinéma pour émouvoir, interpeller ou divertir son public. Chaque spectateur d’un film a sa propre histoire religieuse ou simplement existentielle et les réalisateurs ou producteurs s’en servent parce qu’ils savent bien toucher ainsi au cœur même de ce qui fait l’humanité de leurs spectateurs. Une question existentielle qu’ils peuvent servir avec intelligence ou exploiter sans scrupules. C’est tout l’intérêt de cet ouvrage que de mettre ces ressorts en lumière et de cultiver l’esprit critique de tout cinéphile qui se respecte.
