De fait, la force de ce roman vient tout d’abord de sa réussite à restituer la densité d’un milieu qui travaille le lecteur autant que les personnages, deux hommes à la recherche d’une jeune fille disparue, dont on dit qu’on l’entend appeler le pasteur depuis la montagne. Le style sobre de Martin Baldysz chasse le superflu, creuse des silences et des interrogations, avance d’un pas intranquille et épouse en cela la quête de ses personnages à travers un monde sauvage et noir où affleure sans cesse l’invisible.
Cairns, Martin Baldysz, Paulsen, 2026, 150 p., 18 euros