Les pasteurs de la région CAR, en janvier 2026 à Vaulx-en-Velin, réunis autour de la thématique « Et si on prenait soin de nos ministères ? » © NRR
L’accompagnement des pasteurs relève de la responsabilité des président·e·s de conseils régionaux, en lien avec la secrétaire générale. Tous les deux mois, ils et elles se réunissent lors de la « conférence des président·e·s » pour porter collégialement le souci de l’accompagnement des ministres.
Depuis 2021, un dispositif global d’accompagnement est mis en place et permet d’aller plus loin. Il s’agit tout simplement d’enfin reconnaître que chaque pasteur a besoin d’être lui-même accompagné. Celui ou celle qui accompagne tout au long de l’année des situations personnelles difficiles doit pouvoir être à son tour écouté et accompagné. L’accompagnement des pasteurs prend la forme d’une supervision, assurée généralement par un autre pasteur, de séances de coaching, ou enfin d’un accompagnement psychologique, lequel implique un nombre de rendez-vous et une fréquence plus importants.
Accompagnement individuel mais aussi collectif
Des équipes de pasteurs demandent parfois une aide extérieure pour améliorer leur manière de travailler ensemble ou alors pour accompagner des changements importants. En septembre 2025, la région Centre-Alpes-Rhône décide d’aller un peu plus loin en ouvrant deux groupes de codéveloppement. Il s’agit d’une forme d’analyse de la pratique : plusieurs pasteurs se retrouvent ensemble en visioconférence pour partager des situations au sujet desquelles ils demandent des conseils et de l’aide à leurs collègues. C’est une vraie évolution. En s’appuyant sur une méthode rigoureuse et la médiation d’un tiers professionnel, il devient possible de dépasser les logiques de jalousie ou de rivalité qui n’épargnent pas les pasteurs.
La déontologie au cœur du ministère
Le métier de pasteur reste encore parfois trop mystérieux, avec des risques d’abus liés à l’autorité spirituelle. C’est pourquoi nous sommes convaincus qu’il est nécessaire d’aller progressivement vers la rédaction d’un code déontologique spécifique. Le travail est à peine commencé, mais en 2025, un pas important a été franchi : l’Institut protestant de théologie, qui forme les pasteurs de notre Église, a mis en place une charte pour prévenir les situations de harcèlement, de discriminations et de violences sexistes et sexuelles. Le réformateur Jean Calvin souhaitait une Église qui se réforme sans cesse. Nous sommes dans la bonne voie.
