La mobilité de Dieu

 

 

Notre société mondialisée oblige à  une mobilité de plus en plus grande avec un rythme de plus en plus rapide. Les conséquences au niveau écologique et climatique sont désastreuses et appellent à notre responsabilité. Cette évolution de la mobilité change aussi notre manière de vivre l’engagement et l’Église. Comment rester ouvert aux changements sans se laisser happer par cette frénésie de mobilité ? Comment vivre l’Église plus large que notre propre communauté et en lien avec d’autres ?

 

 Dieu marche et s’arrête

 

Dans la Bible, c’est d’abord Dieu lui-même qui se déplace. En Jésus-Christ, Dieu se déplace pour rejoindre le monde et l’humanité. Avec l’incarnation de Dieu, rien ne reste en place, ni les personnes, ni le monde, ni nos idées. Mais Dieu prend le temps de s’arrêter, le temps nécessaire à la rencontre, et s’adapte au rythme et même au pas lent de chacune et chacun.

 

 À quel rythme ?

 

Parmi les hommes, Dieu est toujours en déplacement. Croire reste donc toujours un voyage, une itinérance.La foi n’est jamais un acquis, une vérité qu’on possède mais toujours un cheminement avec rencontres, découvertes et interrogations.Comment vivre cette « itinérance », ces déplacements au niveau de notre foi personnelle mais également au niveau de nos vies d’Églises, au rythme de la mobilité de Dieu et non pas de notre société ?

 

Sibylle Klumpp,
Présidente du Conseil régional PACCA

 

 

 

 

 

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