La prise en charge des veuves en Afrique

La rédaction s’est interrogée sur le sort des veuves hors de nos frontières. Éléments de réponse concernant l’Afrique.

La situation des veuves est aussi chaotique dans le Sud qu’au Nord du continent africain. Les retraites sont généralement modiques et versées aux personnes qui ont travaillé dans la fonction publique et l’Armée. Les veuves sont spoliées par les belles-familles qui les accusent de tous les maux : sorcière, femme adultère. Il arrive même qu’avant l’enterrement du défunt, la maison soit vidée par la belle-famille, des ustensiles de cuisine aux meubles.

 

L’Afrique traditionnelle

 

La prise en charge des conjointes survivantes dans l’Afrique traditionnelle était basée sur la solidarité communautaire. Pour une société qui vivait essentiellement de la chasse, de la pêche, de la cueillette et des travaux des champs, le chef du village récoltait les denrées alimentaires auprès des villageois. Ces produits étaient équitablement distribués aux veuves et aux personnes âgées. Le sort des veuves ne laissait personne indifférent, sauf pour celles qui étaient accusées de la mort de leur mari. Elles étaient exclues de la communauté et assimilées aux sorcières. Le système traditionnel de prise en charge des veuves tombe de plus en plus en désuétude à cause de la pauvreté et de l’exode rural.

 

La situation aujourd’hui

 

En l’absence de structures de solidarité collective généralisées, les veuves sur-vivent d’abord, et de loin, grâce à la solidarité familiale ou l’entraide entre les générations. Elles sont généralement à la charge de leurs enfants. Il existe aussi des mécanismes limités d’entraide à différents niveaux : associatif, étatique, et des organisations non gouvernementales souvent animées par les femmes. Globalement, les veuves sont de plus en plus conduites à tenter de subvenir elles-mêmes à leurs besoins en se lançant dans le petit commerce ou les tontines.

 

 

 

 

 

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