« Beaucoup de moments importants dans mon parcours personnel et professionnel se situent en France », confie-t-il. « C’est en fréquentant l’Église anglicane de Paris que j’ai eu le discernement pour devenir pasteur ». Après trois ans de formation dans une école de théologie et trois ans de proposanat en Angleterre, Ben est revenu en France où il lui a été confié le poste de Lyon. Jo et leurs deux grands garçons l’ont suivi.
À Lyon, il n’y a pas de lieu de culte. Ben explique : « L’Église anglicane s’est implantée à Lyon dans les années 1850. Elle avait un temple mais pas de logement pour le pasteur ». Le temple, vendu en 1975, a permis l’acquisition d’un presbytère. « Depuis, le pasteur a un logement et la communauté est nomade ». Elle se rencontre chez les uns et les autres, catholiques ou protestants. Et depuis cet été, elle est accueillie à l’Église protestante unie de Lyon Rive Gauche.
Ben Harding travaille en équipe pour former les personnes à la louange, l’évangélisation… « Mon rôle est de discerner les dons et les compétences que Dieu met dans notre Église ». Il représente aussi la communauté britannique dans les célébrations et événements officiels mais pas que. « Un jour, je peux assister à l’accueil du prince Charles et le lendemain, laver les toilettes dans un appartement ». Car la communauté joue un rôle important dans l’accueil des réfugiés. Ils viennent d’Afrique, d’Iran… « Notre rôle est de les intégrer dans la cité ».
