Pied de la lettre

Concernant les textes bibliques, que ce soit au catéchisme ou pendant des études bibliques, le maître mot est « interprétation ». Expliquer les morts et les massacres devient possible grâce à ce processus. Pourtant, des textes existent pour lesquels aucune interprétation ne semble nécessaire.

Concernant les textes bibliques, que ce soit au catéchisme ou pendant des études bibliques, le maître mot est « interprétation ». Expliquer les morts et les massacres devient possible grâce à ce processus. Pourtant, des textes existent pour lesquels aucune interprétation ne semble nécessaire.

 

Ainsi, certains Psaumes comme « Le Seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien… » sont récités sans mise en perspective. Sans doute la proximité avec Dieu est-elle ainsi renforcée. Pourtant, d’aucuns pourraient rappeler que la figure de berger demande, elle aussi, à être interprétée, sauf à prendre les humains pour des moutons. Les textes de bénédiction sont également repris sans distance, à l’instar de la fin du psaume des voyages, « Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée dès maintenant, à jamais. » Au moment où elle est prononcée, la personne espère bien que le Seigneur gardera le voyageur.

 

« Le Seigneur est mon berger… » (© CC0-Creative commons)

 

 

 

Même si le contexte historique a son rôle à jouer, une autre catégorie est souvent prise au pied de la lettre : les textes liturgiques. Ainsi en est-il du Notre Père, dont les récents débats autour de la traduction montrent qu’il avait acquis une vie propre par la répétition. Des textes de loi comme les dix commandements, malgré leur présence différente dans deux livres de l’Ancien Testament, ou « œil pour œil et dent pour dent », sont, eux aussi, souvent cités pour eux-mêmes.

 

Pour chacune de ces citations, des interprétations différentes existent, selon la méthode d’étude utilisée : historico-critique, existentielle… Mais ces mots ont aussi forgé la foi de croyants par leur apparente immédiateté ou leur poids symbolique.

 

 

 

 

 

 

#Dossiers

Nos titres

Échanges
Ensemble
Le Cep
Le nouveau messager
N°446 - juin 2020
Le Protestant de l'Ouest
Le Ralliement
Liens protestants
Paroles protestantes Est-Montbéliard
Paroles protestantes Paris
Réveil

À la découverte des protestants en région

Pour aller plus loin

Se sentir appelé
Faire face au manque de pasteurs
Se sentir appelé
Un dimanche – j’avais une douzaine d’années – j’ai lu durant le culte le texte biblique, à la demande du pasteur. À la sortie, un homme qui m’était inconnu, est venu me serrer la main : « Monsieur, vous serez pasteur ou avocat ! »
Former des animateurs de culte et des prédicateurs laïcs
Faire face au manque de pasteurs
Former des animateurs de culte et des prédicateurs laïcs
Aujourd’hui, nous manquons de pasteurs : la plupart des églises locales vivent au moins une vacance pastorale. La solution : des cultes dominicaux assurés par des paroissiens ?
Les ministères particuliers à l’UEPAL
Faire face au manque de pasteurs
Les ministères particuliers à l’UEPAL
L’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (Uepal), dont les pasteurs sont rémunérés par l’état, n’échappe pas à la baisse des effectifs pastoraux. Pour y faire face, elle a notamment mis en place des ministères particuliers.
Ministères en tension : le défi de la relève
Faire face au manque de pasteurs
Ministères en tension : le défi de la relève
Alors que de nombreux pasteurs partent à la retraite, les commissions des ministères de l’Église protestante unie de France (EPUdF) et de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (Uepal) se retrouvent devant une équation complexe : comment maintenir l’exigence théologique tout en parant à l’urgence symbolisée par des chaires vides ?
Prendre soin du ministère pastoral
Faire face au manque de pasteurs
Prendre soin du ministère pastoral
Epuisement professionnel, harcèlement, racisme, persistance du sexisme, y compris au sein du « corps » pastoral… La multiplication de ces situations a poussé l’institution ecclésiale à prendre des mesures pour améliorer l’accompagnement des pasteurs.
Mourir pour l’Évangile : d’accord, mais de mort lente
Faire face au manque de pasteurs
Mourir pour l’Évangile : d’accord, mais de mort lente
Les institutions adorent les vocations quand elles permettent de demander plus avec moins. La vocation sert trop souvent à rendre naturel le surinvestissement : tu es appelé, donc tu comptes moins tes heures ; tu sers, donc tu ne te plains pas ; tu aimes, donc tu t’épuises.
Jérôme Cottin : « Le métier de pasteur reste attractif »
Faire face au manque de pasteurs
Jérôme Cottin : « Le métier de pasteur reste attractif »
Jérôme Cottin, professeur de théologie pratique à la faculté de théologie protestante de l’université de Strasbourg, a récemment écrit un livre sur les pasteurs(1). Dans cet entretien, il relative la « crise » des vocations pastorales.
Quand l’interculturel transforme nos paroisses
Vivre l'Église Universelle
Quand l’interculturel transforme nos paroisses
La question de l’interculturalité traverse la vie de nombreuses paroisses de l’Église protestante unie de France. Elle touche à l’essence même de ce que nous croyons être l’Église. Je propose ci-dessous quelques éléments de cette réflexion, nourris par une enquête menée dans quatre paroisses de la région parisienne et la conviction que l’Église universelle se joue d’abord ici, dans nos assemblées locales.
L’Église universelle
Vivre l'Église Universelle
L’Église universelle
Elle était au cœur des synodes régionaux en 2025, elle sera le sujet du synode national de l’EPUdF en 2026. Mais quelle est-elle cette Église universelle ? Au loin, au proche, visible ou invisible ?