Une photo riante et parlante !

Le plus beau des paysages est dans chaque visage, dit-on. On se soucie beaucoup de la sauvegarde des beautés et des richesses du monde animal, minéral ou végétal de notre planète. Or, l’humain fait aussi partie à part entière de cette beauté et de cette diversité de la création. Un visage, une voix, un accent, une silhouette, une attitude et c’est toute une vie qui se devine, toute une culture, tout un monde qui parfois sont en difficulté voire en danger de disparaître.

 

Si le visage de la fillette qui éclabousse de son sourire la couverture de ce numéro de juin est encore bien jeune pour que l’on devine son histoire, l’ensemble de la photo est une belle parabole sur l’accueil. Pas le simple accueil de proches, chez soi (même s’il peut déclencher aussi ce beau sourire !), mais l’accueil comme service.

 

Il y a d’abord la maison bien carrée, bien solide, qui rappelle que pour accueillir les autres, il faut avoir une bonne base, une réflexion, un projet, du dynamisme, des réseaux sur lesquels s’appuyer, voire du professionnalisme. Certaines formes d’accueil en famille sont d’ailleurs rémunérées, n’excluant pas une relation allant bien au-delà du strictement professionnel.

 

Les mains de la petite fille forment le toit de la maison, symbole que l’accueil est un chantier permanent. Il doit s’adapter à chaque fois à la personne accueillie, jamais la même, toujours singulière, en fonction de situations mouvantes.

 

La jeunesse de l’enfant est le signe que l’accueil concerne tous les âges et toutes les générations. Qu’il fait partie de la vie d’un individu, d’un pays, d’une Église. Son sourire illustre la joie qu’il y a dans l’accueil, que l’on soit en position d’accueillir ou d’être accueilli, les deux pouvant se vivre simultanément.

 

En dehors du dossier, d’autres formes d’accueil sont abordées dans l’ensemble de ce journal. L’accueil par le baptême, avec deux témoignages d’adultes, l’accueil en communauté, l’accueil à l’hôpital, l’accueil de la différence religieuse et culturelle, l’accueil d’un nouveau « public » par des cultes « autrement »…

 

Bonne découverte !

 

 

 

 

 

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