Semaine de prière pour l’unité des chrétiens dans le sud de la Loire

Au niveau de la Loire, des célébrations œcuméniques dans le cadre de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens 2026, se dérouleront à Firminy, Montbrison, Saint-Chamond et Saint-Etienne du 18 au 27 janvier. Nous avons donné la parole aux représentants des églises concernées pour savoir ce que ce thème veut dire pour eux.

L’unité est au cœur de la vocation chrétienne : elle se vit dans la diversité des dons et des cultures, portée par le Saint-Esprit. L’exemple de l’Église arménienne illustre une unité vécue dans la liturgie et la foi. Ce thème invite chaque chrétien à accueillir l’unité comme une réalité concrète, à aimer, collaborer et témoigner ensemble de l’Évangile.

Christophe Donnet, diacre, délégué diocésain catholique, Saint-Étienne

 

L’unité chrétienne ne signifie pas uniformité : elle suppose le respect des différences et le soutien mutuel. Paul invite à préserver l’unité dans la paix, l’humilité et la patience. Ce chemin d’unité passe par l’accueil et le soutien des uns envers les autres.

Samuel Dinsenmeyer, pasteur de l’Église adventiste (Lyon Est, Saint-Étienne)

 

L’Église est une communauté appelée à vivre l’unité dans l’amour, malgré la diversité des dons et des approches. L’unité implique une convergence de vues et la reconnaissance d’une Église universelle.

Jacqueline Boyer, déléguée à l’œcuménisme, consistoire de la Loire, EPUdF

 

Si ce sont les chrétiens qui forment le « seul corps », alors j’ai besoin d’interroger mes représentations du corps. Est-ce que je pense à l’homme de Vitruve (dessin de Léonard de Vinci) ou peut-être à des athlètes vigoureux, aux muscles sculptés ? Ou est-ce que je pense au corps qui peut être le mien ou de beaucoup d’autres, avec ses faiblesses, ses déséquilibres, ses limites, peut-être même ses handicaps ? La palette est évidemment variée, riche de nuances.

Quand l’auteur de l’épître assimile l’unité des chrétiens à celle d’un organisme, quel est son regard ? Est-ce un regard humain, avec ses attentes et ses illusions, ou avec un regard compatissant, voire critique ? Est-ce avec le regard d’amour de Dieu, qui se concentre sur tout ce qui est source de joie pour lui (ce qui est infiniment différent de ce qui me réjouit, moi !) ? De par la venue du Christ dans notre humanité et en particulier dans notre chair, ce regard divin est nécessairement informé, à notre hauteur, mais aussi infiniment plus large.

Je veux croire que par l’Esprit unique qui nous anime, qui vivifie en nous l’espérance, nous pouvons apprendre à regarder nos Églises, à la fois telles qu’elles sont, ô combien imparfaites, et l’Église telle que Dieu la voit, la veut, la sanctifie ; cette Église invisible tant aimée du Christ que nous en avons l’assurance, elle est déjà réalité.

David Veldhuizen, pasteur de l’EPUdF – Saint-Étienne et Forez

 

À Babel, dans le livre de la Genèse, les hommes tentèrent de construire une tour pour atteindre le ciel avant de se découvrir comme étrangers les uns des autres et ne parlant plus la même langue. Mais voici que, comme dans un retournement lors de la naissance de l’Église à la Pentecôte, par le don de l’Esprit Saint venu d’en haut, des témoins louent tous le Seigneur dans la langue des uns et des autres, et tout à coup découvrent et vivent dans la communion d’Amour avec le Père et le Fils.

Ce n’est pas par nous-mêmes que nous atteignons le ciel, mais c’est le ciel qui est venu vivre parmi nous, en Jésus. C’est l’Amour en vérité pour tous qui en est la source. Aujourd’hui après deux mille ans d’histoire de l’Église il nous reste à accueillir les prémices de cette nouvelle création qui nous est donnée dans l’Amour pour tous. Le concile de Vatican II en a été un signe parmi tant d’autres.

Dans l’épître aux Éphésiens au chapitre 4, Paul écrit : « Il y a un seul corps et un seul esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. »

Bien qu’enseignant dans l’école publique laïque, je fis, en fin de carrière en sciences de l’éducation, une thèse de doctorat sur le thème « Bible et éducation, une autre pédagogie ». Oui, l’Amour de Dieu ne cesse de nous enseigner. Ne vivons pas nos jours comme un éternel recommencement, mais comme une voie pour nous enseigner à accueillir le Royaume du règne de l’Amour en vérité déjà présent au milieu de nous.

Vivons nos différences comme autant des dons reçus à partager pour qu’ils se multiplient, et édifions-nous les uns les autres en devenant témoins de l’Amour Agapè donné gratuitement à chacune, à chacun, à tous en Jésus.

L’unité de l’Église a été parfaitement accomplie dans le corps vivant de Jésus. Il nous reste à l’accueillir.

Antoine Caballe, membre de l’EPUdF – Saint-Étienne et Forez, chroniqueur sur RCF

 

 

Nos structures ecclésiales ne sont que l’échafaudage : l’Église, la vraie, invisible, est constituée de tous ceux qui confessent Jésus-Christ seul Sauveur et Seigneur. À la parousie la structure tombera et là seront révélées les motivations. Christ sait qui lui appartient.

En attendant, nous pouvons nous enrichir des trésors de piété des autres Églises, par exemple, moi, charismatique, j’ai besoin de découvrir la prière d’adoration silencieuse de mes frères catholiques et orthodoxes. Je dois retenir ce qui est bon de la théologie libérale, pour parvenir à la stature parfaite du Christ qui, pour les pharisiens de son temps, était un libéral, pour être un libéral ajusté. Ma sœur, mon frère d’une autre Église, j’ai besoin de toi.

Serge Plais, pasteur de l’Église apostolique

 

 

Lieux et jours de célébrations :

Firminy : célébration au temple de Firminy le dimanche 18 janvier à 10 h

Montbrison : célébration œcuménique le samedi 24 janvier à 18 h 30 à l’église de Savigneux.

Saint-Chamond : échange de chaires dimanche 18 janvier 10 h au temple de Saint-Chamond et le samedi 31 janvier 18 h 30 à l’église catholique d’Izieux

Saint-Étienne : dimanche 27 janvier à 15 h au grand Temple de Saint-Étienne

 

Que l’Esprit Saint accompagne toutes ces célébrations

 

Le thème de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2026 est tiré de la lettre aux Éphésiens : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance. » (Éphésiens 4.4)

Les prières et les réflexions ont été préparées par un groupe œcuménique coordonné par le Département des relations interconfessionnelles de l’Église apostolique arménienne.

 

En Haute-Loire, les Diaconesses de Reuilly nous invitent également à prier pour l’Unité durant les offices du soir du 18 au 25 janvier.

Offices au Moûtier :

Jeudi 1er janvier :

11 h 30 : Office du Nom de Jésus,

17 h 50 : Office du soir

Offices :

8 h 30 (dimanche 7 h 45).

12 h 15 (sauf dimanche).

17 h 50 (mardi, prière orientée vers l’unité de l’Église. Vendredi, prière orientée vers la paix).

20 h – Complies (sauf les mardis et dimanches)

Pas d’offices les mercredis.

Sainte Cène : les jeudis 8 et 22 à 17 h 50.

À partir du 26 janvier, veuillez téléphoner, s’il vous plaît, pour savoir si les offices ont lieu.

Rappel pour le mois de février : Il n’y a aucun office public en ce mois, sinon la Sainte Cène possible les jeudis 12 et 26 à 17 h 50.

#Centre-Alpes-Rhône #Loire
#Actualité #En région #Oecuménisme

Éditions Olivétan

NEWSLETTER

Pour aller plus loin

Du passé vers l’avenir
Vernoux-en-Vivarais
Du passé vers l’avenir
Après des mois de manifestations diverses, le bicentenaire (1826- 2026) du temple de Vernoux-en-Vivarais, l’un des plus grands temples de France, s’est achevé. Retours et bilan.
Agnès Tartier Coutenet, nouvelle aumônière Valentinoise
Valentinois & Haut-Vivarais
Agnès Tartier Coutenet, nouvelle aumônière Valentinoise
Nommée aumônière aux centres hospitaliers de Valence et Montéléger, Agnès Tartier Coutenet a été accueillie comme telle, le 27 septembre lors du culte de rentrée de Valence 2 Rives. Elle succède au pasteur Roland Laipe, nouvellement retraité, parti dans ses Vosges natales, après dix ans de service à ce poste.
Christine Nicolet replante ses racines
Privas
Christine Nicolet replante ses racines
Au cœur de l’Ardèche et des bois de châtaigniers, sur un pan de colline au-dessus de Privas, se situe l’ancienne maison de la famille Durand, devenue musée du Vivarais protestant. À la tête du musée, une nouvelle présidente, Christine Nicolet.
13, 14 et 15 novembre : synode régional en Centre-Alpes-Rhône
Centre-Alpes-Rhône
13, 14 et 15 novembre : synode régional en Centre-Alpes-Rhône
Au mois de novembre a lieu un événement essentiel de notre vie d’Église : le synode régional ! 170 délégués, pasteurs et laïcs, venus de toutes les paroisses de notre région Centre-Alpes-Rhône, se rassemblent pendant 2-3 jours, cette année à Vogüe… mais pour quoi faire ?
Louis Comte, le pasteur inconnu
Saint-Etienne
Louis Comte, le pasteur inconnu
Le protestantisme réformé traite assez mal son histoire. Au nom de différents principes, plus louables les uns que les autres, nous faisons trop souvent table rase du passé comme s’il n’avait rien à nous enseigner.
Le fil qui nous relie
Centre-Alpes-Rhône
Le fil qui nous relie
Je n'ai pas toujours été sensible au charme du supplément "Nouvelles des Églises". Ma lecture dépassait rarement les pages de mon consistoire. Puis, l'occasion m'a été donnée de participer à un synode régional et, par la suite, de relire l'ensemble des chroniques locales pour préparer un magazine.
Nouvelles de l’Église protestante unie en région Centre-Alpes-Rhône
Centre-Alpes-Rhône
Nouvelles de l’Église protestante unie en région Centre-Alpes-Rhône
La région Centre-Alpes-Rhône de l’Église protestante unie couvre douze départements, de la Saône-et-Loire à la Drôme et de la Haute-Savoie au Puy-de-Dôme.
Culte de la cité à Lyon : Artisans de paix
Centre-Alpes-Rhône
Culte de la cité à Lyon : Artisans de paix
Co-organisé par le consistoire du Grand Lyon et le Pôle lyonnais de la Fédération protestante, le culte de la cité s’est déroulé au Grand Temple le 11 octobre 2026. La prédication a été donnée par la pasteure Silvie Hege, membre de la commission pour la paix de l’Église mennonite.
Un mois plein de promesses
Centre-Alpes-Rhône
Un mois plein de promesses
La rentrée est déjà loin derrière nous. La canicule s'estompe. Octobre s'annonce plein de promesses !