Réaliser son « carnet de deuil »

En juin prochain, Anne Spatazza, de la Loire, organisera un atelier « Carnet de deuil » au Mazet-Saint-Voy. Elle nous explique en quoi consiste la réalisation de ce Carnet de deuil et à qui s’adresse cet atelier.

Dans un monde où la mort reste souvent un sujet tabou, il semble essentiel de réintégrer cette réalité dans nos vies avec respect, humanité et créativité. Il s’agit de reconnaître que la mort, faisant partie intégrante de la vie, mérite un accompagnement bienveillant qui honore à la fois la mémoire du défunt et le processus de deuil de chacun. Dans une société qui ne nous apprend pas à vivre des pertes, le chemin du deuil est parfois bien compliqué, car la souffrance requiert acceptation et expression, elle ne peut se résoudre dans le refoulement et le silence.

 

Le deuil demande des temps de solitude pour faire face à un intense travail intérieur, mais il demande aussi des temps d’expression et d’échanges. Nous sommes des êtres relationnels y compris lorsque nous sommes en deuil. Le deuil n’est pas un processus pathologique, mais une réponse psychologique légitime face à la perte.

 

 

Pourquoi un Carnet de deuil ?

 

Le Carnet de deuil permet aux participants de transformer leur douleur en une démarche personnelle et respectueuse. 

 

Le Carnet de deuil est un symbole de mémoire, car il propose la création d’un livre-objet qui contribue au tissage d’un lien intérieur. Il s’adresse à toute personne qui vit, ou a vécu, une perte ou une rupture et qui en souffre.

 

Le mot « deuil » fait d’abord penser à la tristesse après le décès d’un être cher. Cette épreuve est particulièrement difficile à vivre, mais la brisure du divorce, la fin d’une relation, l’éloignement de ceux qu’on aime, la perte de son emploi, la perte de ses capacités physiques, le vieillissement, la perte de biens, de buts, de projets, d’idéal, la perte d’un rêve… appelle aussi à un processus nommé « deuil ».

 

 

Apprivoiser ses émotions

 

Le carnet de deuil s’apparente à la tenue d’un journal intime lequel nous aide à comprendre ce que nous vivons, à prendre du recul, à accueillir nos émotions, à nous regarder cheminer. Le journal devient le témoin vigilant et bienveillant de la vie qui nous anime et de notre humanité.

 

Il propose d’apprivoiser les émotions que nous vivons lorsque nous sommes confrontés à la perte. Il a pour but de replacer par la créativité la mort dans la vie et la vie dans la mort. Il invite à l’expression de cette expérience particulière et universelle dans une société où le deuil est banalisé, voire nié. Nous avons besoin, quelle que soit la perte vécue, de retrouver le chemin de l’expression inconditionnelle de nos souffrances.

 

Écrire, dessiner, découper, coller sont des activités ressourçantes. Nous pouvons dans un carnet créatif, déposer nos doutes, nos questions, nos émois, nos souffrances, nos idées… sans crainte.

 

 

S’exprimer par la créativité

 

Cet atelier de deux jours permet de mettre en mots, en images, en forme, le vécu du deuil et d’installer, page après page, de la sérénité et de la paix en soi.

 

Le carnet de deuil propose la créativité comme moyen de rencontres avec le deuil, qui demande que nous dialoguions avec lui. Les exercices créatifs proposés sont reliés aux différentes étapes du deuil.

 

 

Il aide à :

 

– accepter la réalité du deuil,

 

– vivre/exprimer la douleur du deuil, la déposer et la dépasser dans un travail artistique d’écriture, de collage, de peinture dans un carnet.

 

 

 

 

 

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#Actualité #Spiritualité

Éditions Olivétan

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