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Ana Vasconcelos
Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?
Je m’appelle Ana Vasconcelos. Je suis brésilienne, mariée et mère de deux enfants. C’est avec joie que j’arrive sur le poste de Sommiérois-Vaunage I (Sommières et villages) comme pasteure proposante, après avoir fini mes années de formation en théologie à l’Institut protestant de théologie à Montpellier, puis à Paris. J’aime chanter, et j’ai découvert depuis mon arrivée en France le plaisir de la sculpture, une activité qui me permet d’exprimer autrement ce qui m’habite.
Quel a été votre parcours avant d’arriver dans votre nouvelle paroisse ?
Ayant grandi au Brésil, dans une famille chrétienne très engagée dans l’Église, j’ai très tôt découvert la richesse d’une communauté de foi. Je me suis également passionnée pour les textes bibliques, non seulement pour leur beauté, mais aussi pour la manière dont ils peuvent encourager, éclairer et interpeller l’existence humaine. Cette passion pour les textes m’a d’abord conduite à entreprendre des études de lettres. Quelques années plus tard, j’ai ressenti un appel au ministère, qui m’a amenée à suivre une formation en théologie aux États-Unis, puis à approfondir cette réflexion par un master en sciences religieuses à São Paulo, où j’avais un poste d’enseignante du portugais et de la littérature brésilienne. Après mon arrivée en France, il y a dix ans, les rencontres et les expériences vécues en Église ont confirmé en moi cet appel et m’ont amenée à envisager une réorientation professionnelle. J’ai alors repris des études de théologie en vue de devenir pasteure à l’EPUdF. J’ai obtenu une licence en théologie, puis un Master 1. Mon mémoire portait sur la notion de « corps du Christ » chez Dietrich Bonhoeffer. Cette année, j’ai terminé mon Master 2 « Église et société », après une année de stage à l’Église protestante unie de Nîmes. Tout au long de ma formation à l’IPT, j’ai été accompagnée par la Commission des ministères, qui a autorisé mon entrée en proposanat.
Quel est « l’ambition » que vous avez pour votre nouvelle paroisse ?
« Être au service » constitue, pour moi, le fondement de la vie pastorale. C’est une vocation qui implique de se mettre au service de Dieu et de son Église. Lorsque je réfléchis à mes aspirations pour la paroisse, je garde à l’esprit que chaque communauté est unique et qu’elle doit être rencontrée dans son histoire, son contexte et ses besoins propres. Un principe m’est particulièrement cher : la vie de l’Église se construit dans une dynamique de rencontre et de cheminement partagé. Mon désir est donc d’être à l’écoute afin que nous puissions cheminer ensemble dans la confiance et la joie auxquelles Dieu nous appelle. Cette posture d’écoute n’est pas pour autant incompatible avec les convictions qui m’animent. J’aspire à contribuer à une vie paroissiale où l’Évangile est proclamé, vécu et partagé comme une parole vivante, et où chacun peut trouver un accueil, une écoute et un accompagnement dans son cheminement de foi ou sa recherche spirituelle. Je comprends l’Évangile comme un appel à l’épanouissement de la personne, non pas au sens d’une réussite individuelle, mais comme un appel à devenir pleinement soi-même devant Dieu et avec les autres. Une part essentielle de cet épanouissement, à mes yeux, est que chaque personne au sein de l’Église puisse trouver sa place, être reconnue dans ce qu’elle est et encouragée à exercer ses charismes. Je souhaite contribuer à une vie communautaire qui nourrit concrètement la réalité d’un corps riche de la diversité de ses membres. C’est donc avec espérance que j’aborde cette nouvelle étape, heureuse des rencontres qui m’attendent et des liens que nous construirons ensemble.
